Sur le site, deux nouveaux bâtiments sortent de terre entre les infrastructures existantes. Le premier accueillera les étapes de prétraitement par préreminéralisation, coagulation, floculation et décantation, permettant de débarrasser l'eau captée dans le canal du Forez de nombreuses particules en suspension. Le second sera exclusivement consacré au traitement des micropolluants, notamment les pesticides et les PFAS, grâce à un bain de charbon actif. Le bâtiment principal, construit en 1989, est également modernisé, avec la démolition d'un bassin de décantation et le remplacement de plusieurs équipements. Trois entreprises locales se partagent le chantier : Brunel pour le génie civil, Gourbière TP pour les terrassements et Groupe Blanchet pour les charpentes métalliques et bardages.
Un réseau renforcé et plus sécurisé pour le territoire
Actuellement capable de traiter 110 m³ d'eau par heure, la station verra sa capacité portée à 240 m³/h à l'issue des travaux, permettant d'alimenter davantage de communes et de limiter le recours aux ressources d'autres territoires, comme Saint-Étienne. Des chantiers d'interconnexions sont également en cours entre Boisset-lès-Montrond, Chalain-le-Comtal et Grézieux-le-Fromental, avec une fin prévue courant 2027. Quinze communes de Loire Forez pourront ainsi être alimentées par la station de Pleuvey.
Le montant total des travaux s'élève à 6 millions d'euros HT, financés par Loire Forez agglomération et soutenus à hauteur de 405 000 € par l'État et 272 000 € par le Département de la Loire. Le président de Loire Forez, Christophe Bazile, précise : "La loi impose que l'eau paye l'eau, donc il faut savoir que ces infrastructures sont financées entièrement par le tarif de l'eau, donc c'est un juste retour des choses". Il ajoute : "le projet accélère car nous sommes confrontés à des épisodes de sécheresse important, cela nous montre toute l'importance de cette ressource naturelle".
Yanis Bouhaddane - Journaliste








