Comment lutter contre un fléau qui gangrènent certains quartiers ? À Montreynaud, la réponse passe par l'éducation. Exemple avec la prévention routière. « Les rodéos, tout ça, c'est un fléau dans le quartier, et les jeunes, ils sont les premiers exposés puisqu'ils habitent le quartier, donc mettre l'accent là-dessus, sur l'éducation à la sécurité routière », voici ce qu'a demandé Stéphane Bouton, co-directeur du CLJ, à Marie-Pierre Vedrenne. La déléguée auprès du ministre de l'Intérieur chargée de la citoyenneté a visité le Centre de loisirs jeunesse (CLJ) de la police nationale, implanté au cœur du quartier stéphanois.
"Des jeunes qui étaient présents pour défendre ce CLJ"
Au-delà de la seule prévention routière, cette structure accueille près de 200 jeunes chaque année et joue un rôle de repère dans le quartier. Un rôle qui n'a pas échappé à la ministre, qui rappelle un épisode marquant : les émeutes urbaines survenues après la mort de Naël, en 2019. « Il y a eu certes des dégradations, mais il y a eu des jeunes qui étaient présents pour défendre en quelque sorte ce CLJ. Donc ça veut bien dire quelque chose sur l'intérêt que représentent ces centres loisirs, à la fois justement sur le rapprochement police-population, mais à la fois pour offrir des espaces sécurisés à destination des jeunes sur lesquels ils ont envie, plaisir de se retrouver et de partager tous ensemble », souligne Marie-Pierre Vedrenne.
Tout au long de l'année, le centre propose des activités sportives et pédagogiques, à l'intérieur comme à l'extérieur de ses locaux. Un moyen, pour ces jeunes, de s'éloigner du quotidien parfois difficile du quartier. « Les jeunes sont un peu désorientés, un peu perdus. Souvent au niveau scolaire, c'est compliqué pour eux. Donc pour voir faire autre chose, voir qu'ils peuvent être utiles, nous en l'occurrence on les reçoit énormément en soirée, éviter qu'ils traînent dans le quartier et qu'il y ait un effet de groupe et qu'ils se retrouvent à ne pas savoir quoi faire et à faire des bêtises », détaille le co-directeur du centre.
Cité comme un modèle à l'échelle nationale, ce CLJ pourrait servir de référence : la ministre entend s'en inspirer pour pérenniser l'ensemble des centres de loisirs jeunesse en France.
Thibault Rivière - Journaliste








