Devenir leader du textile médicale, c’est toujours l’ambition d’Urgo. Et ils l’ont rappelé lors de la visite de Sébastien Martin, ministre délégué en charge de l’Industrie. À Veauche, l’entreprise familiale, déjà deuxième mondiale, a confirmé son projet d’usine à Andrézieux-Bouthéon, pour un investissement de 60 millions d’euros. « Pour être champion du monde, il faut d’abord être champion français », rappelle Guirec Le Lous, président d’Urgo Medical. Et concernant l’usine actuelle, qui a déjà triplée de taille : « On arrive à la limite de ce qu’on sera capable de fabriquer ici. »
Un coup de pouce dans le nouveau budget 2026
Le made in France est au coeur de cette visite ministérielle. L’occasion pour le gouvernement de mettre en avant une mesure du nouveau PLFSS, passé il y a quelques jours : « C’est bien de parler du Made in France, mais nous avons décidé d’agir. Désormais, les produits fabriqués en France seront mieux remboursés que ceux fabriqués à l’étranger. » Une aubaine pour Urgo dans ces objectifs futurs.
Et si la peau artificielle devenait réalité dans la Loire ?
Urgo ne s’arrête pas à être leader du textile médicale. Un « rêve » en tête : « être le premier à créer de la peau disponible en quantité illimitée pour les grands brûlés et en bloc opération ». confie Guirec Le Lous. Un rêve qui se concrétise, selon le président d'Urgo Médical : « On est capable de fabriquer nos propres cellules. On espère un premier prototype d’ici mi-2027 et une étude clinique en 2029. » Une innovation qui pourrait placer la Loire au cœur de la médecine de demain.
T.RIVIERE








