Accueilli peu avant 11 heures par le préfet, le ministre a débuté sa visite à bord du tramway entre la gare de Gare de Saint-Étienne-Châteaucreux et la place du Peuple à Saint-Étienne. Ce trajet lui a permis d’échanger avec les policiers et gendarmes nationaux qui patrouillent désormais ensemble aux côtés des contrôleurs dans les transports stéphanois.
Un dispositif de sécurité inédit dans les transports
Depuis début mars, une brigade de réservistes a été mise en place à l’initiative de la Ville de Saint-Étienne afin de renforcer la sécurité dans les tramways et bus du réseau. « C’est un dispositif innovant en matière de sécurité et unique en france, la visite ministérielle est une consécration, une marque de reconnaissance », souligne Yves Cellier, directeur interdépartemental de la Police nationale dans la Loire.
Selon les autorités, cette présence renforcée permettrait déjà de rassurer les usagers et de dissuader certains actes de délinquance. « Nous avons d’excellents résultats, c’est quelque chose qui peut prendre de l’empleur sur tout le territoire national », annonce le ministre, Jean-Didier Berger.
Le ministre a également évoqué plusieurs mesures destinées à renforcer la lutte contre le protoxyde d’azote. Trois nouveaux délits ont notamment été créés : le délit de conduite sous emprise, le délit d’inhalation et le délit de transport de quantité excessive. L’amende forfaitaire délictuelle pour les stupéfiants doit également évoluer, passant de 200 à 500 euros afin de sanctionner à la fois les vendeurs et les consommateurs.
Coopération renforcée entre police et gendarmerie
La visite ministérielle s’est ensuite poursuivie à la mairie de Saint-Just-Saint-Rambert afin de présenter la coopération entre la gendarmerie nationale et la police municipale. Ce déplacement a été l’occasion d’évoquer deux projets de loi actuellement défendus par le gouvernement aux côtés de Laurent Nuñez. Le premier, baptisé « Riposte », vise à donner de nouveaux outils aux policiers municipaux, aux gendarmes, à la police nationale et aux agents de sécurité privés afin de répondre à des phénomènes comme les tirs de mortiers, les rodéos urbains, les squats ou encore les rassemblements musicaux illégaux. Le second texte concerne directement les polices municipales avec davantage de moyens, de formations, de contrôles et un accès renforcé aux nouvelles technologies, notamment les drones.
E.Pierre









