Si vous croisez Françoise Cazenave chez elle, elle vous parlera de sa passion avec le sourire. Mais derrière l'amour pour cet animal se cache une triste réalité : le hérisson européen est en grand danger. "c'est une espèce que tout le monde connait mais elle est grandement en danger. "explique Françoise . Pour tenter de stopper ce déclin à l'échelle locale, cette habitante de la Loire a décidé d'agir. Depuis avril dernier, son association Pics et Plumes gère officiellement le tout premier centre de soins du département dédié à ce petit mammifère.
On ne s'improvise pas soigneur de faune sauvage. Pour obtenir le précieux feu vert des autorités et lancer sa structure ce printemps, Françoise a dû suivre un parcours rigoureux : deux ans de formation et une mise aux normes strictes.
Son jardin s'est ainsi métamorphosé en un véritable parc de réhabilitation pour l'association. Des abris adaptés et des zones de repos y sont disséminés pour offrir un havre de paix aux pensionnaires. Deux petits rescapés, baptisés Choupi et Mimi, ont d'ailleurs été parmi les premiers à tester les installations et sont devenus les mascottes du centre.
Objectif : Soigner, requinquer et relâcher
Ici, pas question de transformer les hérissons en animaux de compagnie. Le rôle de l'association est avant tout médical et transitoire. Qu'ils arrivent blessés, déshydratés ou en état de malnutrition, chaque mammifère reçoit des soins adaptés.
Une fois remis sur pattes et après une période de convalescence, l'objectif reste toujours le même pour "Pics et Plumes" : permettre à ces petits rescapés de retrouver la liberté dans la nature ligérienne.
Les robots tondeuses et les pesticides en ligne de mire
Si ce centre est aujourd'hui devenu indispensable, c'est parce que le hérisson fait face à de nombreuses menaces au quotidien. Pourtant essentiel à notre biodiversité, l'animal est la victime directe de l'activité humaine comme la circulation routière, les pesticides qui empoisonnent sa nourriture ou encore les robots tondeuses, qui causent des blessures souvent fatales lorsqu'ils tournent la nuit. le manque d'insectes est aussi important .Françoise nous explique "c'est souvent qu'en fin d'hiver on les retrouves tout maigres et c'est un miracle si on arrive à les sauver "
Avec l'ouverture de ce centre de soins, Françoise Cazeneuve et son association espèrent sensibiliser les Ligériens et rappeler que dans nos jardins, chaque geste compte pour protéger ce petit voisin à piquants.
E.JOURDAN









