La situation financière du Département de la Loire est jugée tendue. Parmi les budgets susceptibles d’être revus à la baisse figurent ceux des centres sociaux. Jusqu’à présent, la collectivité participait à leur financement à hauteur de 5,8 %, un complément aux subventions principalement assurées par les communes.
En réaction à l’annonce d’une possible diminution pouvant atteindre 30 %, des dizaines de salariés et représentants de centres sociaux se sont rassemblés place Jean-Jaurès, à Saint-Étienne, pour exprimer leurs inquiétudes. Une réduction des aides pourrait entraîner la fermeture de certains services, notamment ceux destinés à la jeunesse. « S'ils disparaissent, c'est tous les secteurs jeunes qui sont potentiellement mis en danger puisqu'il n'y aura plus de possibilité d'avoir des professionnels proches des jeunes », alerte Alain Coumert, membre de la fédération des centres sociaux Loire–Haute-Loire.
Une baisse obligatoire pour le département
Du côté du Département, cette baisse est présentée comme une nécessité budgétaire. Les élus rappellent le poids croissant des allocations individuelles de solidarité dans les finances locales. « Il faut comprendre que le département, aujourd'hui, ce qui lui reste à charge pour les versements des allocations individuelles de solidarité, c'est plus de 139 millions d'euros. Simplement à la charge du département », souligne Jérémie Lacroix, vice-président en charge des finances. L’exécutif précise qu’une différenciation pourrait être opérée entre les structures, et que les subventions obligatoires continueront d’être versées. Le vote du budget départemental est attendu dans un mois. Les centres sociaux devront patienter jusqu’à cette échéance pour connaître le montant exact des financements qui leur seront attribués.
B. Maestracci








