Aucun enfant n’a été accueilli ce lundi à l’école de Monthieu. Les enseignants ont choisi de rejoindre le mouvement de contestation initié par les parents d’élèves afin d’alerter les pouvoirs publics sur la situation de l’établissement. Au cœur de leurs revendications : l’obtention du classement en réseau d’éducation prioritaire (REP), voire REP+, qui permettrait de bénéficier de moyens supplémentaires pour accompagner les élèves. Les enseignants s’appuient notamment sur l’indice de position sociale (IPS) de l’école, évalué à 79,8, un chiffre qui témoigne de la fragilité sociale d’une partie importante des familles.
Un classement nécessaire
Selon eux, ce classement offrirait des conditions d’apprentissage plus favorables, notamment grâce au dédoublement des classes dans les premiers niveaux scolaires. « Les élèves sont en difficulté scolaire, donc le dédoublement des classes que pourrait nous apporter la REP+ nous aiderait beaucoup. On passe de 24 élèves à 12 ou 15 élèves par enseignant, donc effectivement, on arriverait plus à les faire avancer », explique Aurélia Beauregard, enseignante à l’école de Monthieu.
Les difficultés rencontrées par les élèves apparaissent également dans les résultats des évaluations nationales. Les équipes pédagogiques estiment que les effectifs actuels rendent plus complexe l’accompagnement des enfants en difficulté. À travers cette mobilisation, les enseignants souhaitent attirer l’attention de l’Éducation nationale sur les besoins de leur établissement, mais aussi sur ceux d’autres écoles stéphanoises confrontées à des problématiques similaires.
B. Maestracci








