Une cérémonie qui célèbre l’excellence étudiante
Chaque année, la Faculté de Droit organise cette cérémonie solennelle pour récompenser les meilleurs étudiants en licence et leur offrir la chance de rencontrer des personnalités inspirantes du monde juridique et politique. « Nous choisissons des intervenants capables de rappeler les valeurs de la démocratie et de l’État de droit, et d’inciter nos étudiants à viser l’excellence », explique Baptiste Bonnet, doyen de la Faculté.
Après Alain Juppé en 2025 et François Hollande en 2024, c’est François Molins qui a honoré cette tradition. « Ces personnalités viennent à Saint-Étienne honorer nos étudiants, et montrent que, peu importe d’où l’on vient, la réussite est possible avec travail et rigueur », ajoute le doyen.
François Molins : un parcours au service de la justice
Magistrat reconnu, François Molins a dirigé le parquet de Paris et joué un rôle central dans la lutte contre le terrorisme. Il a partagé avec les étudiants son expérience lors des attentats qui ont frappé la France, décrivant les défis humains et professionnels qu’il a rencontrés.
« Avoir, dix ans après ces événements, le regard de la justice sur ce qui s’est passé donne une signification particulière à tout cela », confie Maïssa, étudiante à l’UJM de Saint-Étienne et future magistrate. Pour les étudiants, c’est une leçon d’engagement, de courage et d’exemplarité.
Le procureur a également insisté sur l’indépendance de la justice : « Quelle confiance auriez-vous dans des juges qui ne seraient pas indépendants ? L’indépendance et l’impartialité sont les piliers de l’État de droit. »
Des échanges inspirants pour les étudiants
Les étudiants ont eu l’opportunité de poser des questions à François Molins, et beaucoup ont été touchés par son parcours et sa vision humaine de la magistrature.
« C’est super inspirant. Son livre et ses paroles montrent un homme simple et transparent malgré les responsabilités qu’il a occupées », explique Yassine, étudiant en licence de droit.
Pour d’autres, la rencontre a permis de réfléchir aux enjeux de carrière et de vocation : « En tant que future magistrate, c’est fondamental d’écouter quelqu’un qui a vécu ces expériences. Ses conseils vont m’accompagner tout au long de mon parcours », ajoute Manon, étudiante de troisième année.
Dayet, doctorante en droit public, souligne également l’importance de son message sur la place des femmes dans la magistrature : « Même si les femmes sont très présentes aujourd’hui, un plafond de verre existe encore. C’est crucial de donner ce message aux étudiantes de demain. »
Une tradition stéphanoise qui perdure
François Molins a également partagé sa nostalgie de ses débuts en province, rappelant qu’il avait commencé sa carrière à Montbrison il y a presque 40 ans. « Je me suis toujours considéré comme provincial, et je pense que le travail rend tout possible », a-t-il déclaré, encourageant la jeunesse stéphanoise à croire en ses ambitions.
Entre inspiration, transmission de valeurs et célébration de l’excellence, cette cérémonie reste un temps fort de la vie universitaire stéphanoise, renforçant le lien entre les générations et les institutions judiciaires.
AC








