Depuis plusieurs semaines, les familles des travailleurs handicapés de l’ESAT de Bel Air tentent de faire entendre leur voix. En mars dernier, l’Adapei de la Loire leur a annoncé la fermeture prochaine du dispositif SA ESAT, un service qui complète l’accompagnement proposé par l’établissement et service d’aide par le travail.
Pour les parents, cette décision remet en cause l’équilibre de leurs enfants. Si ces derniers sont capables d’exercer une activité professionnelle, beaucoup ne peuvent pas travailler à temps plein et ont besoin d’un accompagnement éducatif adapté durant le reste de leur temps. Le dispositif permet notamment de proposer des activités favorisant l’autonomie, le maintien des acquis et l’inclusion sociale des personnes accompagnées. Une mission que les familles considèrent comme essentielle. « Sans aide, c'est très compliqué pour lui d'organiser des après-midi où ils ne perdent pas son temps, où ils ne tournent pas en rond et où ils ne perdent pas des acquis », explique Danielle Langloys, mère d’un travailleur handicapé concerné par le dispositif.
Trouver une solution collective
Face à cette situation, les familles refusent la fermeture du service et demandent à être reçues collectivement par la direction de l’Adapei de la Loire. Elles souhaitent pouvoir échanger sur les conséquences de cette décision et étudier des solutions alternatives permettant de préserver l’accompagnement des travailleurs concernés.
Pour les parents, une réponse individuelle à chaque situation ne suffit pas. Ils estiment que l’avenir du dispositif concerne l’ensemble des familles et nécessite une concertation globale afin de trouver une issue satisfaisante pour tous.
B. Maestracci









