Le préfet de la Loire confirme que les deux préfectures étaient présentes lors de cette commission, réunie la semaine dernière. « La commission en question a voté à l'unanimité l'inscription de ce site parmi les sites classés de France », indique-t-il.
Le Conseil d’État doit encore se prononcer
Le classement n’est toutefois pas encore définitif. Le dossier doit désormais passer par le Conseil d’État, avant l’adoption d’un décret en Conseil d’État permettant au gouvernement de classer officiellement les Hautes Chaumes.
Cette dernière étape est notamment importante pour connaître les modalités concrètes qui s’appliqueront au territoire. Interrogé sur le maintien de l’exploitation des fourrages dans les zones concernées, le préfet indique qu’il faudra « laisser le décret sortir pour voir quelles sont les modalités d'application de tout ça ».
Préserver la biodiversité mais aussi le terroir de la fourme
Le classement doit également permettre de préserver l’activité agricole et le terroir associé à la fourme de Montbrison. Interrogé sur les pâturages utilisés pour sa fabrication, le préfet souligne que la démarche vise à protéger à la fois l’environnement et l’économie locale.
« C'est évidemment tout l'objectif de ce classement parce qu'en réalité le classement il est là pour préserver un espace naturel, à la fois dans sa biodiversité et dans son espace économique », explique-t-il.
Le terroir de la fourme de Montbrison constitue ainsi l’un des enjeux du dossier, alors que les Hautes Chaumes représentent un espace naturel et agricole majeur du Forez.
Le classement définitif reste donc désormais suspendu à la procédure devant le Conseil d’État et à la publication du décret.










