"Ça fait des bonnes grosses températures, surtout au soleil." À 10h30, sur un chantier à côté de la route à Méons sur Saint-Étienne, Thibaut Bernaud, ouvrier du bâtiment, essuie déjà la sueur de son front. "À part quand on fait des petites villas pour des particuliers où on peut avoir un peu plus d’ombre, mais quand on est comme ça, au bord de la route, où ça reflète beaucoup la chaleur, des fois c'est compliqué, oui." Pour tenir le coup, il a adapté ses horaires : il commence plus tôt et restreint sa pause du midi pour finir sa journée 1h à 1h30 plus tôt.
Des agents municipaux en alerte
À La Talaudière, Nicolas Durand et son équipe sont à pied d’œuvre depuis 6h30 pour nettoyer les rues. "Il fait vite chaud, généralement vers les 10h, 10h30, déjà on commence bien à sentir la chaleur." Ils veillent à avoir des réserves d’eau et des coins à l’ombre pour éviter les coups de chaleur. Dans son équipe, Mathis, 16 ans, découvre les réalités du travail en période de canicule : "Heureusement, on commence tôt à 6h30, du coup le matin il fait assez frais, mais vers midi ça commence à être dur."
Les maraîchers et leurs fruits et légumes en première ligne
Sur le marché, Gilles Bonnier, producteur de fruits et légumes, reste à l’ombre sous les parasols. Après avoir lutté dans les champs pendant la récolte, ce sont ses produits qui doivent maintenant affronter le soleil. "Quand il fait vraiment très chaud comme aujourd’hui, tous mes produits sont en chambre froide, et je me lève à 4h du matin pour tout charger bien frais." Une stratégie pour limiter la montée des températures et préserver la qualité de ses récoltes.
T.RIVIERE








