Partis de la Bourse du Travail de Saint-Étienne, les salariés de Dumarey Powerglide ont une nouvelle fois fait entendre leur colère ce mardi matin. Aux côtés de l’intersyndicale, ils dénoncent les conséquences sociales de la fermeture annoncée du site d’Andrézieux-Bouthéon et réclament de meilleures conditions de départ pour les salariés concernés.
Depuis l’annonce de la cessation d’activité, le conflit social s’est installé dans la durée. Selon les représentants du personnel, les discussions avec la direction n’ont réellement commencé que récemment, après plusieurs semaines de blocage.
« On a des propositions qui sont faites de manière confidentielle maintenant. Ça vient juste d'arriver parce que pendant cinq semaines, il n'y a rien eu du tout. Et pour l'instant, ils ne bougent pas d'une manière significative. Ils restent toujours dans leur enveloppe budgétaire », explique Fabien Flandin, membre de l’intersyndicale de Dumarey Powerglide Bouthéon.
Les représentants syndicaux contestent également les chiffres avancés par la direction concernant le coût global du plan social.
« Rappelons-le, leurs 26 millions qu'ils annoncent ne sont pas la réalité de ce qu'ils vont réellement verser. Il ne faut pas oublier qu'ils mettent dedans tout ce qu'ils peuvent. Frais d'avocats, les vigiles qu'ils embauchent depuis le 27 mars où ils nous ont annoncé la cessation de l'activité », poursuit-il.
Au-delà de leur propre situation, les salariés souhaitent également attirer l’attention sur les conséquences de la désindustrialisation dans la Loire. À travers cette mobilisation, ils espèrent maintenir la pression sur la direction tout en sensibilisant les pouvoirs publics à l’avenir de l’emploi industriel dans le département.
B. Maestracci









