À Sury-le-Comtal, c’est l’effervescence. Florence Godde doit impérativement vider son exploitation pour procéder au « vide sanitaire ». Cette étape de désinfection cruciale, qui a lieu tous les 14 mois, impose le départ de la totalité de ses pensionnaires afin de récurer les installations du sol au plafond.
Âgées de seulement 18 mois, ces poules rousses sont encore d'excellentes pondeuses et n'attendent qu'un jardin pour s'épanouir.
Une adoption éthique à prix mini
Pour les habitants de la Loire, c'est l'occasion de faire une bonne action tout en faisant des économies.
Proposées au prix de 5 euros l'unité, ces poules permettent aux particuliers de garnir leur poulailler à moindre coût. Pour l'éleveuse, ce système de vente directe est avant tout un choix éthique et affectif pour éviter la solution de facilité que représente l'abattoir.
Florence Godde explique : « C’est plus par affection qu’on aimerait qu’elles soient chez les particuliers plutôt qu’à l’abattoir. Elles sont trop jeunes pour être mangées, la viande est trop tendre. »
L'enjeu est de taille : le succès de cette vente permet à l'exploitation de dégager la trésorerie nécessaire pour financer le prochain lot. Ils ont déjà trouvé des acheteurs pour 3000 poules. Entre exigence sanitaire et solidarité locale, l'objectif est clair : chaque poule doit trouver un nouveau propriétaire pour que l'aventure continue. Un rendez-vous à ne pas manquer pour ceux qui souhaitent agir concrètement.
J.MATHIEU








