Dans les ateliers de Gier Industries, à L’Horme, l’activité tourne à plein régime. C’est ici que Michel Celle poursuit le développement d’Aura Metal, groupe industriel qu’il bâtit depuis maintenant vingt ans.
Sa dernière accélération passe par la Loire. En quelques mois, le dirigeant a finalisé le rachat de trois entreprises ligériennes : la Chaudronnerie Aubert au Chambon-Feugerolles, NTI à Cellieu et AFI à Roche-la-Molière.
Pour Michel Celle, ces acquisitions s’inscrivent dans une stratégie engagée depuis 2006, année de la reprise de sa première société.
« On a fait une croissance dynamique, forte. Depuis vingt ans, on déploie des compétences et des métiers intéressants à l’échelle du groupe », explique le président d’Aura Metal.
Parti de deux personnes à ses débuts, le groupe représente aujourd’hui près de 180 salariés. Une croissance progressive construite autour d’une logique simple : assembler des expertises complémentaires pour répondre à une demande industrielle de plus en plus exigeante.
« Nos clients demandent aujourd’hui une réponse claire, structurée, avec des interlocuteurs capables de maîtriser plusieurs savoir-faire », souligne-t-il.
Cette stratégie de diversification permet à Aura Metal de couvrir une large palette de métiers : usinage de grande dimension, chaudronnerie, tuyauterie, tôlerie fine, ingénierie, transfert industriel ou fabrication clé en main. Chaque acquisition répond à un besoin précis.
Avec la Chaudronnerie Aubert, le groupe intègre la découpe laser, une activité jusque-là confiée à des sous-traitants extérieurs. Une étape importante pour gagner en autonomie sur toute la chaîne de production. Le rachat de NTI permet de renforcer la partie tuyauterie industrielle, notamment sur des interventions directement réalisées sur site. AFI, de son côté, apporte une expertise reconnue dans la chaudronnerie inox à destination du secteur agroalimentaire, un marché jusqu’ici peu développé dans le portefeuille d’Aura Metal.
« Ça vient s’agglomérer à la compétence globale du groupe », résume Michel Celle.
Au-delà de l’enjeu économique, le chef d’entreprise revendique une volonté de structurer durablement des savoir-faire industriels locaux. « Il faut faire grandir les équipes, transmettre, former les jeunes avec les seniors. C’est ce qui crée une dynamique collective. »
Une philosophie que Michel Celle dit porter depuis ses débuts, avec l’ambition de construire un collectif solide plutôt qu’une simple addition d’entreprises. Originaire du territoire, il assume pleinement cet ancrage ligérien.
« Je suis un vrai produit de la Loire. J’ai toujours été scolairement dans la Loire. Je suis un homme de ce territoire. »
À 58 ans, le dirigeant regarde déjà vers la suite. S’il poursuit encore le développement d’Aura Metal, il réfléchit aussi à la transmission future du groupe.
Son objectif : adosser, à terme, l’ensemble à un acteur industriel plus important, capable de prolonger et amplifier la dynamique engagée depuis vingt ans.
« Je ne laisserai pas périr cet outil de production construit depuis toutes ces années », affirme-t-il.
Une ambition qui confirme le rôle grandissant d’Aura Metal dans le paysage industriel ligérien.
AC









