« Oui, c’est une réussite. » Pour Christophe Bazile, président de Loire-Forez Agglomération, le premier bilan de la taxe incitative est sans appel. Selon lui, la quantité de déchets voués à l’enfouissement a diminué de 25 %. Côté équipement, la domiciliation des foyers, par badge ou par puce, approche les 100 %, alors que la distribution a débuté en 2024.
Sans cette taxe, un million d’euros de plus
Sans ce dispositif, la TGAP, la taxe générale sur les activités polluantes, aurait augmenté de plus d’un million d’euros, soit plus de 10 %. « C’est une taxe qui de toute façon ne fait qu’augmenter. Et on arrive a baisser la part fixe de 25% », rappelle Christophe Bazile.
Si les habitants sortent leur poubelle une fois par mois, ou badgent une fois en apport volontaire tous les 15 jours, « la note globale devrait diminuer par rapport à avant », assure Christophe Bazile. Cette nouvelle taxe ne sera payée qu’avec la taxe foncière de 2027.
Le tri, encore perfectible
Beaucoup d’habitants trient, mais pas toujours correctement. C’est un deuxième constat de cette nouvelle taxe. Les refus de collecte sont passés de 20 % à un tiers des collecte. Par exemple, un tri présenté dans un sac noir est considéré comme un refus de tri : il part en ordures ménagères, ce qui coûte plus cher à la collectivité, en transport notamment.
Les éboueurs peuvent aussi laisser la poubelle avec un mot. Si le tri n’est pas fait, la part fixe de tous risque d’augmenter alors que d’ici 2035, seuls 10 % des déchets pourront être enfouis.
Dépôts sauvages : une hausse limitée
Pas d’augmentation flagrante des dépôts sauvages, sauf près des bornes d’apport volontaire en centre urbain. 80 tonnes de dépôts sauvage ont été ramassées soit trois fois plus qu’avant, mais c’est peu face aux 18 000 tonnes enfouies en 2025. Pour empêcher ce phénomène, à Montbrison, des caméras repèrent les plaques des voitures : et si une fraude est constaté, l'amande coûte 350 euros. Si une borne est pleine, l’agglomération conseille de rapporter son sac chez soi ou de le déposer ailleurs.
Thibault Rivière - journaliste









