La situation de sécheresse continue de se détériorer dans la Loire. La préfecture vient de prendre un nouvel arrêté de restrictions, ce vendredi 11 septembre, après avoir constaté que les précipitations enregistrées dans la nuit du 8 au 9 septembre n’avaient pas permis d’améliorer durablement les débits des cours d’eau.
Le principal changement concerne le Pilat Sud, qui passe désormais du niveau d’alerte renforcée au niveau de crise.
Ce niveau correspond au degré de restriction le plus important. Il vise à ne maintenir que les usages prioritaires de l’eau, notamment ceux liés à la santé et à la sécurité.
Une situation qui se dégrade depuis juin
Le département de la Loire avait été placé en vigilance sécheresse le 18 juin 2026. Depuis, plusieurs secteurs ont progressivement basculé vers des niveaux de restrictions plus importants.
Le Pilat Sud avait notamment été placé en alerte le 8 juillet, avant de passer en alerte renforcée le 14 août.
D’autres secteurs du département sont également concernés par des restrictions importantes. Le Forez-Lignon-Vizézy, l’Aix, le Forez-Ance-Mare-Bonson, le fleuve Loire amont et le fleuve Loire aval ont notamment atteint le niveau de crise au cours de l’été.
Le Roannais est, de son côté, en alerte renforcée depuis le 25 août.
La préfecture appelle à économiser l’eau
Pour les secteurs encore placés en vigilance, aucune restriction temporaire n’est imposée. La préfecture appelle néanmoins les habitants, collectivités et différents usagers à réduire volontairement leur consommation d’eau afin de limiter la dégradation de la situation.
La Loire présente une situation particulière puisqu’elle dispose de peu de nappes phréatiques. Une grande partie de son alimentation en eau potable dépend donc directement des eaux superficielles. 80 % de la population ligérienne consomme ainsi une eau provenant d’une rivière ou d’une retenue de stockage.
Les niveaux de restrictions et les mesures applicables selon les usages sont disponibles sur le site de la préfecture et sur Vigieau. La situation hydrologique est suivie grâce à 12 zones de surveillance réparties dans le département.







