L’inflation et l'érosion du pouvoir d’achat depuis l’été 2023 poussent de plus en plus de ménages vers la rupture. L'an dernier, près de 2 000 personnes ont sollicité l'aide de l'État dans la Loire.
Des parcours de vie accidentés
Oubliez le cliché de la "cigale" dépensière. Pour Philippe Kiehl, directeur départemental de la Banque de France, le basculement est quasi systématiquement subi : « Les causes sont avant tout des accidents de la vie ». Le chômage explique un quart des dossiers, souvent couplé à des problématiques de santé (invalidité) ou à des licenciements. La transition vers la retraite est aussi un facteur de fragilité : « Cela peut être anticipable, mais les Ligériens peuvent le subir », souligne le directeur. Si l'inflation actuelle agit comme un catalyseur, la Banque de France mise sur une stabilisation prochaine.
Une dette mieux maîtrisée
Fait nouveau : si les dossiers sont plus nombreux, les ménages semblent plus résilients. Sur les 60 à 70 millions d’euros de dettes recensés dans la Loire, la capacité de remboursement progresse. « À peu près 20 % sont effacées, et 80 % sont mises en moratoire ou remboursées », précise Philippe Kiehl. Un chiffre qui montre que malgré la crise, une majorité de familles parvient, avec l'aide de l'institution, à redresser la barre sans passer par un effacement total de leurs créances.
J.M








