À Saint-Étienne, des appels au blocage ont notamment circulé autour des lycées Étienne-Mimard et Honoré-d'Urfé. La situation est particulièrement tendue aux abords d'Étienne-Mimard. Des tirs de mortier ont été signalés dans la matinée et un périmètre de sécurité a été installé autour de l'établissement. La circulation est également compliquée dans le secteur du cours Fauriel.
Des dégradations à Étienne-Mimard
Sur place, les journalistes de TL7 ont constaté plusieurs dégradations aux abords du lycée Étienne-Mimard. Des poubelles ont été incendiées et plusieurs vitres ont été brisées.
Ces dégradations interviennent dans le contexte du mouvement lycéen lancé depuis plusieurs jours. Les revendications portent notamment sur le manque de moyens, les effectifs dans les classes, les conditions matérielles dans les établissements et les emplois du temps.
Dans la Loire, le mouvement concerne également le lycée Simone-Weil à Saint-Priest-en-Jarez, où un blocus a débuté avant 8 heures. Les élèves dénoncent notamment des classes pouvant atteindre 35 élèves, les fortes chaleurs dans l'établissement et des emplois du temps comportant de nombreuses heures de permanence.
Seize lycées concernés
Des scènes similaires se sont également déroulées à Roanne et à Rive-de-Gier. Selon la préfecture, 15 lycées publics et un établissement privé sont concernés par ces blocages dans le département. Dès ce vendredi, ces établissements seront partiellement rouverts et les absences des élèves seront tolérées.
20 interpellations dans la zone police
À Saint-Étienne, la mobilisation s'est poursuivie dans la rue. Des groupes de plusieurs centaines de jeunes ont déambulé au sud de la ville, entraînant des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur la zone police, 20 interpellations ont été recensées, dont une majorité de mineurs. Trois policiers et deux gendarmes ont été blessés.
Pour limiter de nouveaux débordements dans les jours à venir, la Préfet de la Loire et le maire de Saint-Étienne ont échangé sur les dispositifs qu'ils pouvaient mettre en place, notamment entre la police nationale et la police municipale.
Face à l'ampleur du mouvement au niveau national, une cellule interministérielle de crise a été réunie et les procureurs généraux également au ministère de la Justice.









