Après plusieurs semaines de mobilisation aux côtés des lycéens, des étudiants et des citoyens, les syndicats appellent à une nouvelle journée d’action ce jeudi. Mais contrairement aux rassemblements organisés le samedi, cette mobilisation s’accompagne cette fois d’un appel à la grève. L’objectif est de mobiliser largement les salariés du privé, les agents de la fonction publique, mais aussi les jeunes et les retraités. Pour Mireille Carreau, secrétaire générale de la CGT 42, il s’agit d’un nouveau cap dans le mouvement social.
Les revendications restent les mêmes : lutter contre la vie chère, obtenir des augmentations de salaires, revaloriser les pensions et les minima sociaux, mais aussi donner davantage de moyens aux services publics. « C'est une augmentation des pensions et des minima sociaux pour faire que les gens puissent vivre dignement de leur travail, mais permettre aussi à ceux qui ont travaillé ou ceux qui cherchent du travail de vivre correctement », explique la représentante syndicale.
Faire entendre les revendications auprès du gouvernement
À travers cette nouvelle journée d’action, les syndicats espèrent enfin obtenir une réponse des pouvoirs publics. Ils dénoncent un manque d’écoute après plusieurs années de mobilisations, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes et des manifestations contre la réforme des retraites.
Le calendrier budgétaire constitue également un enjeu important pour les organisations syndicales. Alors que les discussions portent sur le budget de l'État et celui de la Sécurité sociale, Mireille Carrot estime que des moyens financiers existent pour répondre aux revendications. « C'est maintenant que les gens ont besoin de pouvoir mieux vivre. C'est maintenant aussi, aujourd'hui, alors qu'on est dans une période de débat budgétaire, que le gouvernement doit répondre aux revendications », insiste-t-elle.
Concernant le déroulement de la manifestation, la secrétaire générale de la CGT 42 assure vouloir privilégier un rassemblement revendicatif et pacifique. Elle espère également éviter tout débordement et appelle à ce que la mobilisation se déroule sans répression excessive.
À Saint-Étienne, le rendez-vous est donné ce jeudi à 10h30, au départ de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI).
Brigitte Maestracci - Journaliste









