Depuis le début de l’été, les prédations sur des troupeaux domestiques se sont multipliées dans le massif du Pilat, majoritairement du côté du Rhône. Pour mieux documenter la présence du prédateur, des pièges photographiques ont été installés à proximité des secteurs touchés, en lien avec les éleveurs. Les images recueillies ont permis de confirmer la présence d’un loup. Mais les observations réalisées depuis vont plus loin : l’intensification du suivi sur le terrain a permis de détecter des louveteaux. Leur présence confirme la reproduction de l’espèce dans le Pilat et donc la constitution d’une 1ère meute sur le massif.
Des éleveurs de la Loire directement concernés
Le pastoralisme concerne environ 6 500 hectares répartis sur 39 communes et plus de 300 fermes. Les prairies permanentes et surfaces de parcours représentent par ailleurs 60 % de la surface agricole utile du territoire. Dans la Loire, plusieurs communes du Pilat, dont Le Bessat, Doizieux, Graix, Pélussin, Chuyer, Véranne, La Valla-en-Gier ou encore Saint-Julien-Molin-Molette, font déjà partie des secteurs éligibles en 2026 aux dispositifs de protection des troupeaux contre la prédation du loup. Avec la Chambre d’agriculture de la Loire, un système d’alerte a également été mis en place. Les éleveurs concernés pourront être informés lorsqu'une prédation est suspectée.
Des tirs de défense possibles sous conditions
Le loup reste une espèce protégée. Sa destruction intentionnelle est interdite et peut constituer une infraction pénale. En revanche, lorsqu'un troupeau domestique est attaqué, des tirs létaux peuvent être autorisés dans un cadre réglementaire strict. Au regard des éléments désormais recueillis dans le Pilat, le préfet de la Loire peut délivrer, sur demande, des autorisations de tirs de défense des troupeaux, en complément de celles déjà accordées à certains éleveurs.
ZF








