Le cours Fauriel, piétonnisé pour l’occasion, n’avait pas vu une telle affluence depuis longtemps. C’est de là qu’est parti le cortège stéphanois, devant la CCI, en direction de la Bourse du travail. Une première depuis la réforme des retraites : les neuf syndicats de travailleurs étaient réunis. Près de 180 cortèges étaient organisés dans toute les France
« Il faut que le gouvernement y passe »
Pour Paul Bouilhol, secrétaire général adjoint de Force Ouvrière 42, la crise sociale ne peut pas attendre les présidentielles : « C’est pas le calendrier électoral qui doit tout arrêter. Il y a des pistes, il y a des propositions qui sont mises sur la table par les organisations syndicales et ça il faut que le gouvernement, quel qu’il soit de toute façon, il faudra qu’il y passe pour arrêter cette crise sociale. » Plusieurs organisations demandent notamment une revalorisation du Smic.
Dans la rue, les revendications se sont multipliées : la vie chère, une meilleure répartition des richesses, la peur de l’extrême droite ou encore la répression policière. Les syndicats ont compté 10 000 manifestants à Saint-Étienne, la préfecture 5 500. À Roanne, 1 500 personnes ont défilé.
Venue de Montbrison avec sa famille, Claudie voulait : « faire entendre que la France va pas très bien, que tout le monde galère ». Pour Jean-Baptiste, Stéphanois, c’était une première : « C’est la première fois que je voulais manifester parce qu’il y a un ras-le-bol générale »
Les jeunes étaient aussi présents, lycéens comme étudiants. Caesar, étudiant en architecture à Saint-Étienne, demande : « Qu’on nous écoute, qu’on écoute la jeunesse, mais il n’y a aussi pas que la jeunesse, il y a tout le monde, qu’on écoute le peuple. »
Sous la pluie et dans le calme, le cortège a rejoint la Bourse du travail, après un passage par l’hôtel de ville et les commerces de l’hyper-centre, sans incident.
Thibault Rivière - journaliste









