« On a gagné ! On a gagné et largement ! » L’exclamation résonne encore à la Bourse du Travail de Firminy, ce dimanche soir. Marc Petit, ancien maire de la ville entre 2008 et 2020, fait son grand retour à la tête de la municipalité avec 45,58 % des voix, soit 11 points d’avance sur son rival, le maire sortant Julien Luya. Un score qu’il qualifie lui-même d’« exceptionnel », soulignant un « ras-le-bol » et un « très fort mécontentement » envers la gestion de son prédécesseur.
« Avec 11 points d’avance, c’est un score que je n’ai jamais réalisé. Au mieux, pour nous, il y avait 3,7 points d’écart. Cela montre vraiment qu’il y avait un ras-le-bol de la municipalité de M. Luya. » Marc Petit, nouveau maire de Firminy, ne cache pas sa satisfaction. La participation, en hausse de 1,5 point par rapport au premier tour (53,18 %), semble confirmer cet engouement même si elle reste inférieur à 2014.
Une opposition révoltée
Cette victoire ne fait pas l’unanimité. Alors que Julien Luya, lui, est resté silencieux après sa défaite, Anne-Sophie Putot, candidate de l’Union des Gauches arrivée troisième avec 17,24 %, a réagi dans un communiqué : « Ce soir, une ligne rouge est franchie. Qu’un élu condamné pour des faits aussi graves puisse revenir aux responsabilités n’est pas un simple fait politique. C’est un signal extrêmement préoccupant pour notre démocratie locale. » Un rappel lourd de sens : Marc Petit a en effet été condamné pour aggression sexuelle dans l’exercice de ses fonctions.
T.RIVIERE








