La mobilisation s’organise autour de l’école élémentaire Jaurès-Rousseau, au Chambon-Feugerolles. Parents d’élèves et syndicats se rassemblent pour alerter sur une situation jugée préoccupante : deux postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont actuellement vacants.
Dans cet établissement qui compte 15 classes et un dispositif ULIS, plusieurs élèves disposent pourtant d’une notification de la MDPH leur donnant droit à un accompagnement humain. Celui-ci peut être individualisé, jusqu’à 24 heures par semaine, ou mutualisé, à raison d’environ six heures par enfant. Le dispositif ULIS bénéficie également d’une AESH-co à temps plein, conformément à la circulaire du 21 août 2015.
Or, depuis plusieurs mois, une AESH est en arrêt maladie sans avoir été remplacée. À cela s’ajoute la démission récente de l’AESH qui accompagnait le dispositif ULIS, elle aussi non remplacée à ce jour. Une situation qui inquiète fortement les familles.
« Nous avons été interpellés par des parents pour nous signaler la situation que traverse l’école », explique Mme Benyahia Dalal Zeineb, parent d’élève élue. « Il manque deux AESH à temps plein pour accompagner les élèves en situation de handicap. Cela dure depuis novembre pour l’un des postes, et depuis les dernières vacances pour l’autre. »
Face à cette absence d’accompagnement, les conséquences se font ressentir dans les classes. Les élèves concernés peuvent se retrouver livrés à eux-mêmes, tandis que les enseignants doivent adapter leur attention au détriment parfois du reste du groupe.
« Soit l’élève en situation de handicap reste sans accompagnement, soit l’enseignant doit lui consacrer davantage de temps, ce qui peut mettre les autres élèves un peu à l’écart », souligne la représentante des parents.
Pour faire avancer la situation, plusieurs autorités ont été contactées : les inspecteurs de l’Éducation nationale de la Loire, Mme Vieira, en charge de l’école inclusive, et M. Gérard, inspecteur de la circonscription de Firminy, ainsi que M. Blanc, enseignant référent pour la scolarisation des élèves en situation de handicap. Le maire du Chambon-Feugerolles, M. Fara, et le syndicat des enseignants ont également été sollicités.
Selon les retours obtenus, un recrutement serait actuellement en cours. Une annonce saluée par les parents mobilisés, tout en restant prudents. « C’est une avancée que nous saluons, mais nous attendons des précisions pour savoir si ce recrutement concerne bien les deux postes manquants », précise Mme Benyahia.
Les familles rappellent que l’accompagnement des élèves en situation de handicap n’est pas un simple confort, mais un droit garanti par la loi du 11 février 2005 et par l’article L112-1 du Code de l’éducation. Tant que les postes ne seront pas pourvus, elles assurent que leur mobilisation restera intacte.
« Notre objectif est simple : défendre une école inclusive, juste et digne pour tous les élèves. »
AC






