« Donc là, je vais vous faire une amende. Vous aurez pu acheter un casque avec cette amende. » C'est ainsi que le major Aristide Bouvier, commandant de la Brigade Territoriale Mobile du Forez, annonce la sanction à un usager contrôlé. Le non-port du casque est désormais pénalisable, y compris à Montbrison. L'arrêté s'applique à Saint-Étienne et dans 15 autres communes. « C'est une contravention en quatrième classe. C'est une amende à 135 euros », précise le major. La ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, de passage la semaine dernière à Saint-Étienne, souhaite d'ailleurs généraliser la mesure à tout le pays.
Un contrôle qui ne s'arrête pas au casque
Sur cette route, de nombreux collégiens rejoignent leur établissement en trottinette. « Avec la trottinette, vous pouvez circuler sur la route et sur les pistes cyclables », rappelle le gendarme. « Mais le problème, c'est que mes parents m'ont dit qu'ils ne veulent pas que j'aille sur la route », répond un collégien.
Les gendarmes vérifient aussi l'assurance, la vitesse, la circulation sur la voie publique plutôt que sur les trottoirs, ou encore l'usage du téléphone et des écouteurs. Lors de ces contrôles, seul le non-port du casque a toutefois été verbalisé : une dizaine d'interventions pour deux contraventions. Les opérations vont se poursuivre aux abords des établissements scolaires et en centre-ville. Exceptionnellement, la brigade cynophile était aussi présente pour des contrôles plus précis.
« Que chacun ait le réflexe »
Pour Géraud d'Humières, sous-préfet de Montbrison, l'enjeu est aussi celui de la prise de conscience : « Tout le monde n'a pas pris conscience forcément du danger. Donc il faut que ce message passe. » Il fait le parallèle avec la voiture : « Tout le monde met sa ceinture de sécurité quand on conduit sa voiture. C'est devenu un réflexe. »
Thibault Rivière - journaliste









