Une personne sur cinq rencontre des difficultés psychiques au cours d’une année en France. Pour en parler autrement, la CPTS Loire-Forez organise jusqu’à dimanche la première édition du Psypop Festival.
Le coup d’envoi est donné avec l’avant-première de 15-18, de Cédric Canne. Le film suit de jeunes internés dans un service de pédopsychiatrie et sera suivi d’un échange. Le programme se poursuit dans la fin de semaine avec un one woman show jeudi, un concert, du yoga du rire, puis un brunch de clôture animé par des personnes concernées par la maladie mentale, chez les Petites Cantines du Forez.
Gratuit ou à prix libre
Anissa El Madjid, directrice de la CPTS, rappelle que cette association de professionnels de santé a pour mission obligatoire, et financée, de faire de la prévention sur le territoire. Elle a donc voulu lever le frein économique : selon les rendez-vous, l’accès est gratuit ou à prix libre.
Un sujet qui concerne tout le monde
Le festival coïncide avec les semaines d’information nationales, et la santé mentale a été grande cause nationale deux années de suite. La CPTS observe aussi des taux de décès par suicide élevés sur tout le territoire et des jeunes qui expriment davantage de mal-être. Pour Anissa El Madjid, la culture permet de se reconnaître dans une œuvre tout en gardant une distance, moins frontale qu’une campagne. Elle crée aussi une expérience collective. Rural ou urbain, le sujet touche tous les territoires et tous les âges. Soutenu par la ville de Montbrison, le festival s’adresse à tous les habitants du Forez, pas seulement à ceux qui vont mal. Les organisateurs y promeuvent le 3114, numéro national et gratuit de prévention du suicide.
Thibault Rivière - journaliste









