C’est un rendez-vous rare en France et particulièrement attendu par les amateurs : le Congrès National du Bonsaï a posé ses valises à Montrond-les-Bains pour sa 37ᵉ édition, organisée par l’association Arte Bonsaï en partenariat avec la Fédération Française du Bonsaï.
Sur place, près de 100 arbres issus de sélections régionales ont été exposés au public. Des pièces uniques, parfois candidates à des concours européens, témoignant du niveau d’exigence atteint par les passionnés français.
Pour Fabrice Pochon, vice-président de l’association Arte Bonsaï, l’objectif de l’événement est clair : rendre cet art plus accessible.
« On a toujours tendance à dire que c’est difficile à entretenir, mais avec les bonnes techniques, on arrive à faire tenir des bonsaïs sans difficulté », explique-t-il, évoquant les ateliers et conférences proposés tout au long du week-end.
Le programme mêle expositions, démonstrations et interventions de formateurs nationaux. Deux invités d’honneur rythment également l’événement : le Japonais Daïki Abe, héritier d’une pépinière reconnue à Fukushima, et le Français Alexandre Escudero, professionnel installé en Savoie.
Ce dernier insiste sur la philosophie du bonsaï : « Un bon bonsaï, c’est avant tout une bonne structure, des racines, un tronc avec du mouvement. C’est le reflet de la nature. » Pour lui, la pratique repose sur une observation fidèle des arbres dans leur environnement naturel.
Au-delà des experts, le public est également au rendez-vous. David, venu de Montbrison, décrit une véritable découverte artistique : « C’est harmonieux, presque des sculptures. Il y a un côté zen et beaucoup de travail derrière chaque arbre. » tout comme Mathieu qui a organisé ses vacances dans la région pour le congrès : « C’est un travail de patience, c’est la formation des arbres, de partir de quelque chose d’assez commun pour arriver à quelque chose d’assez extraordinaire. Après, je n’ai pas la prétention d’avoir des arbres de ce niveau-là, mais je trouve que c’est toujours intéressant de voir un arbre abouti et voir comment, avec les arbres qu’on a chez nous, on peut arriver à s’en rapprocher. »
Entre admiration, apprentissage et transmission, le congrès confirme l’intérêt grandissant pour cet art venu du Japon, où la patience devient une véritable discipline.
AC








