Motion de censure possible : "Il n’y a pas de risque de shutdown à l'américaine"

4 Décembre 2024
cliquez pour zoomer
Le gouvernement de Jean Michel Barnier est en danger. Si ce n’est pas déjà le cas, ce devrait bientôt l’être : une motion de censure va être votée par le nouveau Front Population et le Rassemblement National. Est-ce que cela serait une catastrophe pour la France ? Réponse avec les députés ligériens.

"La censure dont il est question demain nous rendra tout plus difficile et plus grave", a-déclaré le Premier ministre Jean Michel Barnier à l’Assemblée nationale. Cette inquiétude reflète la tension palpable au sein du gouvernement, qui pourrait être contraint de céder en cas de vote défavorable.

La gauche minimise les risques

À gauche, le ton est différent. Pierrick Courbon, député de la 1re circonscription de la Loire, appelle au calme face à une situation qu’il juge maîtrisée. "Il faut couper court à un certain nombre de discours alarmistes et surtout mensongers", affirme-t-il. Selon lui, les mécanismes constitutionnels permettent de prévenir tout chaos institutionnel. Le député insiste également sur l’importance de ne pas dramatiser. "Il n’y a pas de risque de shutdown à l'américaine en France. Notre Constitution a des dispositions très précises qui permettent de parer à toutes les situations", rappelle-t-il, avant de conclure : "Il ne faut pas surjouer ce qui se joue cet après-midi."

La droite craint des conséquences graves

De l’autre côté de l’échiquier politique, les élus de droite dénoncent les effets potentiellement dévastateurs de cette motion de censure. Jean-Pierre Taite, député de la 6e circonscription, met en garde contre une instabilité économique et sociale. "Nous allons avoir plus d'instabilité, une crise économique qui va s'accélérer. Les investisseurs vont arrêter d’investir, et notre dette va continuer à se creuser", prévient-il.

Pour lui, les réformes cruciales en cours risquent d’être abandonnées. "Par exemple, les réformes pour nos agriculteurs ou les fonds pour nos EHPAD pourraient tomber à l’eau. Les impôts qui devaient baisser pour un certain nombre de nos concitoyens ne le seront pas", déplore-t-il.

Jean-Pierre Taite ne mâche pas ses mots envers le Rassemblement National, qu’il accuse d’irresponsable : "Je suis scandalisé que des députés censés défendre leur territoire créent de l’instabilité", critique-t-il. Il va plus loin en estimant que cette action est motivée par des calculs politiques : "Le Rassemblement National avait une tactique dès le départ, liée au procès de Marine Le Pen sur les détournements de fonds publics. C’est un vrai coup porté à la France."

Une bataille démocratique pour la gauche

Pour la députée LFI Andrée Taurinya (2e circonscription de la Loire), la priorité est de défendre la démocratie face à l’usage répétitif du 49.3. "Nous devons refuser ce 49.3. Cela fait plus d’une vingtaine en deux ans", explique-t-elle. Elle insiste sur le fait que son camp respecte les règles en vigueur. "Nous utilisons tous les moyens légaux pour montrer que nous ne sommes pas d’accord. Il faut dire stop à cette pratique", ajoute-t-elle. Le dernier recours au 49.3, concernant la loi de financement de la sécurité sociale, a mis de côté des centaines d’amendements. Parmi eux, seuls 117 ont été retenus, dont 13 émanant de l’opposition. 

T.RIVIERE

Newsletter
inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir toute l'actualité de la chaine

fil info

l'actualité en temps réel
30 avril

Le SDIS 42 fête ses 30 ans

À l’occasion des 30 ans de la départementalisation des services d’incendie et de secours, le SDIS de la Loire organise ce lundi 4 mai, à Saint-Etienne, une journée exceptionnelle dédiée à l’engagement des sapeurs-pompiers. Cérémonies et expositions sont au programme de cette journée à l'Etat-major du SDIS, 8 rue du Chanoine Ploton. 

25 avril

Un BTM Glacier fabricant unique en France

L’Institut des Métiers de Saint-Etienne l'ouverture d'une formation BTM Glacier fabricant en alternance, à la rentrée prochaine. Une spécialisation d’excellence accessible après un CAP Glacier ou un CS Pâtisserie de boutique. A ce jour, l’IMSÉ est le seul établissement en France à proposer cette formation. Le BTM Glacier fabricant permet d’acquérir une maîtrise complète des techniques de fabrication de glaces, sorbets et desserts glacés, tout en développant créativité, précision et sens artistique.

22 avril

Manifestation pour le classement en REP+ d'un collège stéphanois

Le personnel du collège Honoré d’Urfé à Saint-Etienne sont de nouveau en grève pour réclamer le classement en REP+ de leur établissement au Sud de la ville. Les enseignants ont le soutient des écoles du quartier et des centres sociaux de la Rivière et de Valbenoîte. Une manifestation au départ du collège est prévu vendredi à 14 heures. Direction l’inspection académique à Centre 2.

21 avril

Un Carrefour City à la place de Zara

La nouvelle municipalité stéphanoise a annoncé ce lundi que l’ancien magasin Zara (femmes) de la place du Peuple va devenir un Carrefour City. Sur la même place, l'ancien Zara (hommes) est devenu un Burger King.  

17 avril

L'Ecole de la Mémoire en immersion à Saint-Etienne

Le service Education de la Ligue de l'enseignement de la Loire, associé à l'USEP, anime depuis 2005 l’opération Ecole de la mémoire. Ce projet s’articule autour d’un parcours mémoriel urbain abordant la Résistance et la vie quotidienne pendant la seconde guerre mondiale. Les participants (des élèves de CM2) effectuent une randonnée dans la ville à l'aide d'un plan. Leur journée est ponctuée d’un ou deux ateliers, proposés par de nombreux partenaires : le pôle muséal, le mémorial de la résistance, l’ONACVG, le souvenir français, les archives départementales, la cinémathèque, les archives municipales, un collectionneur d’objets anciens et l’association lire et faire lire dans la Loire. En 2026, cette initiative se déroulera à Saint-Etienne du 18 au 22 mai. 

16 avril

37ᵉ course de côte de Panissières / Essertines-en-Donzy

La prochaine course de côte de motos de Panissières se déroulera les 11 et 12 juillet 2026. Organisée par l’Association Motocycliste de la Région Panissièroise (AMRP), cette épreuve s’intègre au championnat de France de la montagne et accueille plusieurs catégories : motos, side-cars et quads. Une section éducative est également proposée, permettant aux enfants de s’initier à la discipline sur de petites motos, encadrés par un éducateur. Rendez-vous à Essertines-en-Donzy. Entrée gratuite. 

11 avril

Justice : journée morte le 13 avril

Les avocats du Barreau de Saint-Etienne protestent contre le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Dans ce cadre, une journée "Justice Morte" est organisée le 13 avril prochain. Un rassemblement aura lieu sur les marches du Palais de Justice à 14h30.

7 avril

Pas de tram entre Saint-Etienne et Saint-Priest-en-Jarez

Depuis ce week-end de Pâques, il n'y a plus de tram au Nord de l'agglomération stéphanoise en raison d’un problème sur un rail au carrefour de l'avenue Français Mitterrand à Saint-Priest-en-Jarez. Les lignes T1 et T3 sont limitées à La Terrasse. En attendant la fin des travaux, des bus permettent de rejoindre l’hôpital Nord. 

1 avril

3e forum de l'emploi public territorial et de l'apprentissage

Face au manque d’attractivité de la fonction publique et aux difficultés de recrutement qui en découlent, le Centre de Gestion de la fonction publique territoriale de la Loire (CDG42) organise le 3e Forum de l’emploi public territorial et de l’apprentissage. Rendez-vous le mercredi 29 avril 2026, de 9h30 à 18h, dans les salons du stade Geoffroy Guichard. Dans la Loire, la fonction publique territoriale, ce sont : 250 métiers, 400 employeurs, 2 000 offres d’emploi par an et 16 000 agents.

1 avril

Pour la défense d'un 1er mai payé et non travaillé

Les principales organisations syndicales de la Loire, de la CFDT à la CGT en passant par FO ou Solidaires, appellent à se mobiliser le vendredi 10 avril. La raiosn : une proposition de loi débattue le même jour à l’Assemblée nationale qui pourrait remettre en question le caractère chômé du 1er mai. Les syndicats dénoncent un texte qui "sous couvert d’aider des commerces comme les boulangeries ou les fleuristes pourrait surtout bénéficier à la grande distribution".