Détecté pour la première fois en 2018, le moustique tigre est aujourd’hui implanté dans plusieurs communes du département. Il s’adapte particulièrement bien aux zones urbaines et périurbaines, où il trouve de nombreux points d’eau stagnante pour se reproduire.
À l’échelle régionale, la situation est encore plus marquée : 80 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes sont exposés, et le moustique est désormais présent dans l’ensemble des départements.
Un enjeu de santé publique
Au-delà des nuisances, le moustique tigre représente un risque sanitaire réel. Il peut transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.
En 2024, la région a enregistré plus de 270 cas importés de dengue, ainsi que plusieurs cas de chikungunya et de Zika. Si ces contaminations sont le plus souvent contractées à l’étranger, les autorités redoutent désormais des transmissions locales.
Une surveillance renforcée dans le département
Chaque année, une surveillance est mise en place du 1er mai au 30 novembre, période propice à son activité. Dans la Loire, les autorités sanitaires suivent de près l’évolution de sa présence et interviennent en cas de signalement. Mais la lutte repose en grande partie sur les habitants. Le moustique tigre se déplace peu : il naît et vit généralement dans un périmètre très restreint.
Des gestes simples mais essentiels
Pour limiter sa prolifération, chacun peut agir à son échelle en supprimant les eaux stagnantes autour de son domicile : coupelles, seaux, gouttières ou récupérateurs d’eau mal fermés.
C. Ercilla








