Six ans après sa défaite, Marc Petit signe un retour fracassant. En tête dans la quasi-totalité des bureaux de vote, il profite du mécontentement croissant envers la majorité actuelle. Pour l'ancien édile, ce score est le reflet d'une municipalité Luya qui « n’a écouté personne ». S’il savoure sa large avance, il reste toutefois « vigilant », conscient que la dynamique peut encore basculer d'ici dimanche.
Pour Julien Luya, c’est la douche froide. Avec 1 000 électeurs de moins qu’en 2020, le maire sortant est en grande difficulté. Malgré un bilan qu’il juge solide, il paie cash l’usure du pouvoir. Sans alliance prévue, il mise désormais tout sur le terrain pour aller chercher les abstentionnistes. Son défi : prouver que son mandat a ouvert des perspectives réelles face au spectre d'un retour au passé qu'il juge risqué.
Faire barrage contre Petit
À gauche, Anne-Sophie Putot (3e) refuse de s’avouer vaincue mais s'inquiète du score de l'ancien maire. Elle appelle à un « sursaut démocratique et éthique », rappelant le passé judiciaire de Marc Petit et une fin de mandat 2020 marquée par une majorité disloquée. Pour elle, Firminy ne doit pas « retomber dans ses travers ». Elle pourrait échanger avec Ali Ortaoren, non qualifié, pour tenter de mobiliser les quartiers populaires.
Enfin, Jean-Dominique Giunta crée la surprise. Avec 10,5 % des voix pour sa première campagne, il se maintient et refuse toute fusion de liste. Le « quatrième homme » compte bien jouer les trouble-fêtes dans une élection où la clé appartient aux 9000 Appelous qui ne se sont pas déplacés aux urnes.
J.MATHIEU








