À Arthun, à dix jours des municipales, ce village de 500 habitants ne votera pas le 15 mars. L’ancien maire, Jean-Claude Garde, décédé il y a quatre mois, comptait se représenter. Depuis, après un remplaçant intérimaire, aucune liste ne s’est présentée. « Je compte que les Artunois réalisent que sans maire, nous sommes perdus. Et qu’il faut agir dans l’intérêt d’avoir un maire », confie Marie-Thérèse, ancienne conseillère municipale.
À quelques kilomètres, Nollieux vit la même crise. Le maire actuel, épuisé par des problèmes de santé et une charge de travail insoutenable, jette l’éponge. « Déçu, parce que nous, on y était le mandat avant, et résultat des courses, après, ils nous ont vraiment pris pour des moins que rien », témoigne René, ancien conseiller municipal. « La commune s’est divisée en deux », ajoute-t-il finalement, soulignant l’absence de dialogue et des tensions au sein du village.
Que faire après le 15 mars ?
La préfecture de la Loire prévoit des « délégations spéciales » pour administrer les communes concernées. « Elles viendront de temps en temps pour prendre des décisions d’administration, pendant trois mois », explique Dominique Schuffeneker, secrétaire général de la préfecture. « Entre-temps, on va susciter la vocation de liste. Sinon, on se dirigera vers une fusion avec une autre commune », précise-t-il, tout en rappelant que cette fusion doit être « décidée par un conseil municipal ».
Quatre communes sans liste, contre une seule il y a six ans. « Arthun et Saint-Polgues n’étaient pas loin d’avoir une liste sur le gong », note la préfecture, mais la mission s’annonce plus compliquée pour Gumières et Nollieux.
T.RIVIERE








