« On ne sait jamais si un jour on tombe dans une rivière ou dans la mer. » Ces mots d’un élève de CM2 de l’école du Soleil rappellent l’importance de savoir nager : la noyade peut toucher tout le monde. Depuis le 19 juin, la France a déjà dépassé la barre des 90 morts, dont trois dans la Loire. Une situation alarmante qui a poussé la FFN à passer à l’action.
Lors de cet événement, des enfants ont pu démontrer leurs compétences à Frédéric Bousquet, vice-champion olympique en 2008. Selon lui, pour les débutants, il suffit d’appliquer quelques conseils pour se sentir plus à l’aise dans l’eau : « La première chose à apprendre, c’est de bloquer sa respiration. Ensuite, il faut leur apprendre à se retourner. » Pour le vice-champion olympique, c'est autant essentielle que savoir faire du vélo : « Il s’agit d’une question de survie »
« Il faut arrêter de se surestimer »
Pour rappeler ce prérequis, la FFN a lancé une campagne vidéo de sensibilisation : la noyade ne discrimine pas, et prendre des cours est une responsabilité collective. À l’approche des vacances estivales, Lazreg Benelhadj, président délégué de la Fédération, insiste auprès des familles : « Il faut arrêter de se surestimer et faire attention au bord de l’eau. »
Une responsabilité partagée, y compris pour l’État
Certes, les familles sont responsables de la pratique aquatique de leurs enfants, mais pas uniquement. Lazreg Benelhadj appelle également l’Éducation nationale à intégrer davantage la natation dans les programmes scolaires : « Une heure ou deux heures sur un cycle de 3-4 ans d'école, est-ce que c'est si énorme que ça pour dire aux enfants, voilà ce qui se passe dans l'eau, voilà ce que vous devez faire. Et puis quand ils vont à la piscine derrière, il y a un travail qui peut être fait pour ensuite réadapter au naturel et au milieu tous ces sujets qui ont été abordés. » Pourtant, aujourd’hui, près de 17 % des élèves de 6ᵉ ne savent toujours pas nager.
La FFN souhaite que la fédération soit prise en compte dans le parcours aquatique des enfants, aux côtés des professeurs d’EPS et des enseignants du primaire.
T.RIVIERE








