Une « boîte noire » : c’est ainsi qu’Antoine Vermorel qualifie Parcoursup, dans un communiqué diffusé après sa rencontre avec des lycéens. Le député de la Loire a échangé en visioconférence, depuis l’Assemblée nationale, avec les délégués de classe des lycées généraux et professionnels de l’arrondissement de Roanne. Les élèves ont pu dialoguer directement avec lui, malgré la distance. L’orientation et l’accès aux études supérieures sont revenus avec force dans les échanges, et les délégués ont fait part de leurs inquiétudes face à la plateforme.
Un courrier adressé au ministre
À la suite de cette rencontre, l’élu a écrit au ministre de l’Éducation nationale. Il lui demande de mettre fin à Parcoursup dans son format actuel. Selon lui, « un lycéen qui a travaillé pendant trois ans a le droit de comprendre comment son dossier a été examiné et pourquoi il a été retenu ou refusé ».
Dans sa lettre, il rappelle que la plateforme est le passage obligé depuis la loi du 8 mars 2018. Il lui reproche son opacité : des critères variables d’une formation à l’autre et des motifs de refus peu intelligibles. Il évoque aussi des délais de réponse courts et des listes d’attente interminables, qui pèsent sur les candidats pendant la préparation du baccalauréat. Les territoires ruraux comme le Roannais, où l’accompagnement à l’orientation est parfois moins développé, seraient particulièrement touchés.
Trois principes pour un nouvel outil
Le député propose un nouvel outil national d’affectation, fondé sur trois principes :
- la transparence : critères et pondération publiés avant l’ouverture de la procédure, et chaque refus motivé ;
- le mérite : résultats scolaires, baccalauréat et investissement de l’élève au cœur de l’évaluation ;
- l’équité : calendrier lisible et voies de recours effectives pour chaque candidat.
Il souhaite que cette refonte soit menée en concertation avec les parlementaires, les établissements, les lycées et les représentants des élèves et des familles. Un rapport remis au Parlement permettrait d’en suivre la mise en œuvre. « Les jeunes de notre territoire méritent un système qui récompense leur travail et dont ils comprennent les règles. C’est ce que je porterai à l’Assemblée nationale », conclut-il.
Thibault Rivière - journaliste








