Dans la nuit du 7 mars, une dame de 81 ans atteinte d’Alzheimer a été retrouvée saine et sauve grâce à Sagan. C’est le quotidien, souvent méconnu, des maîtres-chiens de la gendarmerie. À Montbrison, Pauline Hagelstein et son malinois forment un duo indispensable pour retrouver les personnes disparues.
Pauline et Sagan, ce duo de maitre-chien est mobilisée au moins une fois par semaine. Ils couvrent l’Auvergne et la Loire. C’était le cas par exemple dans la nuit du 7 mars, avec une dame de 81 ans atteinte d’Alzheimer retrouvée saine et sauve grâce à Sagan. Elle est appelée principalement pour des personnes atteintes d’alzheimer ou des mineurs. « On n’attend pas 24 heures, c’est un mythe ! », insiste-t-elle.
Voici la première étape de son enquête : « Quand je suis engagée sur une recherche, je récupère un objet personnel de la personne disparue. Tout ce qu’elle a pu toucher, porter, pour que le chien sente son odeur », explique Pauline. Chaque individu laisse une trace olfactive unique. Une fois parti, Sagan, peut suivre cette piste pendant près de trois kilomètres sans s’arrêter. Et la militaire doit alterner course et marche rapide et se caler sur son rythme. « Il ne faut pas le ralentir, sinon il doute », précise-t-elle.
Un entraînement intensif, toutes conditions confondues
Pour rester performant, Sagan s’exerce quotidiennement, même dans des environnements hostiles : « Il faut l’entraîner là où ça sent très fort, comme le purin ou les usines. Il doit aussi résister aux températures extrêmes et pister jusqu’à 24 heures après une disparition », détaille Pauline.
Sagan est le deuxième chien de Pauline, qu’elle élève depuis ses trois mois. « Je le connais par cœur, toutes ses réactions. C’est crucial pour guider les enquêteurs », confie-t-elle. Un lien unique, forgé par des années de travail et de confiance mutuelle.








