Interrogée sur l’arrêt de la production de la source Parot depuis le 1er janvier 2026, la sous-préfecture de la Loire adopte un discours de clarification et de mise en perspective.
Pour les services de l’État, il ne s’agit pas d’une fermeture définitive de la ressource, mais bien d’un arrêt de la production d’eau minérale naturelle, décidé à la suite de contrôles sanitaires menés par l’Agence régionale de santé. Une nuance importante, selon la sous-préfecture, qui rappelle que la situation reste évolutive.
« À tout le moins, pour que ça puisse éventuellement être réouvert, il faudra faire des contrôles, il faudra s’assurer que le taux de PFAS est inférieur à la norme », souligne le sous-préfet Géraud d’Humières. La priorité affichée est donc le retour à la conformité sanitaire avant toute éventuelle reprise d’activité.
Sur le plan sanitaire, la sous-préfecture insiste également sur la complexité d’évaluer un risque individuel lié aux PFAS. Elle rappelle que ces substances sont aujourd’hui largement présentes dans l’environnement, ce qui rend difficile l’attribution directe d’un risque à une seule source de consommation.
Autre élément avancé par les services de l’État : les niveaux mesurés sur la source Parot seraient inférieurs à ceux retrouvés dans certaines eaux du réseau d’eau potable. Une mise en perspective destinée à contextualiser les résultats des analyses, sans remettre en cause la décision de suspension.
Enfin, la sous-préfecture précise que l’activité du site de Saint-Romain-le-Puy n’est pas totalement à l’arrêt, la seconde source, Puits Saint-Georges, continuant pour l’heure à produire de l’eau minérale.
AC








