Huit cent cinquante kilos, une allure trapue et une énergie à revendre : Eglantine, jument de trait arrivée en juin sur le domaine, foule désormais les rangs de vigne de Pralong. Jean Chazaux, propriétaire des terres, s'est formé au métier de meneur équin après avoir découvert cette pratique loin de la Loire. « J'ai découvert ça en fait sur la région de Bordeaux », raconte-t-il.
Une formation d'une vingtaine d'heures
Depuis son arrivée, la jument a déjà participé aux vendanges, tractant un traîneau inspiré des attelages de chiens de traîneau, dont un modèle plus robuste doit encore être fabriqué, « qui sera renforcé et qui sera surtout plus grand pour les prochaines vendanges ». Deux fois plus lourde qu'un cheval de loisir classique, Eglantine obéit à la voix sur une dizaine d'ordres, appris lors d'une formation d'une vingtaine d'heures suivie par Jean Chazaux. Un rythme de travail est aussi respecté : « un cheval de trait, il ne travaille qu'au maximum un jour sur deux », précise-t-il.
Un domaine écologique
Ce retour à la traction animale s'inscrit dans un projet plus large porté par David Gay-Arnaud, fondateur de l'exploitation viticole. « Le projet de ce vignoble, c'était de créer une expérimentation agro-écologique », explique-t-il. Objectif : un enherbement total, aucun produit chimique et une vinification sans énergie fossile. « Le cheval rentre tout à fait dans ce projet écologique », conclut-il.
Thibault Rivière - Journaliste







