Après trois ans et demi d’études, Saint-Étienne Métropole a bien tranché : un incinérateur sera construit, malgré les critiques, notamment celles du maire de Roche-la-Molière. Mais François Driol, vice-président en charge de la gestion des déchets, l’affirme : « Techniquement, économiquement, stratégiquement, nous n’avons plus de doutes. »
Une décision urgente
Quatre sites sont en lice pour accueillir l’incinérateur, dont deux à Saint-Étienne et deux dans la vallée de l’Ondaine. L’unité traitera les déchets de près de 640 000 habitants dès 2030-2031. D’autres options, comme confier les déchets aux incinérateurs lyonnais, ont été écartées en raison de coûts trop élevés. Mais cette décision ne peut plus attendre, et François Driol entend faire preuve de « courage politique » : « À partir de 2030, ne pas disposer d’une unité de valorisation énergétique nous coûterait environ un million d’euros par mois, en raison d’une taxe de l’État. »
Un manque de transparence ?
« Nous avons rencontré le maximum d’élus de la zone Sydemer », assure François Driol, répondant aux accusations de manque de transparence formulées par Éric Berlivet, maire de Roche-la-Molière. « Certaines réunions ont eu lieu tardivement », reconnaît l’élu métropolitain. Il promet également des concertations avec les habitants de la commune retenue pour le site. La décision finale du choix site reviendra à la prochaine équipe dirigeante, après les élections municipales.
T.RIVIERE








