Cette réorganisation intervient dans un contexte de pénurie médicale. Au sein du pôle de psychiatrie du CHU, plus d’un quart des postes médicaux sont vacants. Pour l’hospitalisation complète, moins de la moitié du temps médical nécessaire est disponible, selon l’établissement.
Des unités renforcées et des chambres individuelles
Le CHU explique vouloir stabiliser une organisation qui, depuis plusieurs mois, devait s’adapter aux absences médicales. Les équipes infirmières des unités d’hospitalisation seront renforcées et toutes les chambres seront individuelles. Une plateforme d’orientation psychiatrique doit également coordonner les admissions, les urgences et la préparation des sorties.
L’établissement assure que cette réorganisation ne répond pas à un objectif d’économie, mais vise à sécuriser les soins et à améliorer les conditions de travail des équipes. Maintenir davantage de lits sans disposer d’un nombre suffisant de psychiatres ferait peser des risques sur les patients, estime-t-il.
Développer les soins de proximité
En parallèle, le CHU prévoit de renforcer les prises en charge en dehors de l’hôpital. Les quatre centres médico-psychologiques (CMP) du territoire doivent bénéficier d’horaires élargis, avec pour objectif de réduire les délais d’attente pour un premier rendez-vous. Les équipes mobiles et le centre de crise seront également mobilisés pour intervenir plus rapidement et, lorsque c’est possible, éviter une hospitalisation.
Cette nouvelle organisation doit entrer en vigueur à la mi-novembre. Le CHU indique qu’un suivi régulier permettra d’évaluer ses effets sur la qualité des soins et l’accès aux prises en charge.
Céline Ercilla - Journaliste










