Le groupe de sapeurs-pompiers ligériens déployé en renfort en Gironde est revenu dans la Loire après plusieurs jours passés au cœur des incendies de forêt. Au-delà du soutien apporté aux collègues girondins, les pompiers ont été profondément marqués par l'ampleur des dégâts. « On ne peut pas s'empêcher d'être sensible à ce qui se passe là-bas quand vous faites 40 kilomètres sur une route et que tout est brûlé, voilà, ça marque et ça touche. » explique le Lieutenant François Choretier.
Leur mission consistait principalement à surveiller les zones sinistrées et à intervenir sur les nombreuses reprises de feu, dont l'évolution dépendait fortement des conditions météorologiques. Les équipes ont dû traiter aussi bien de petites reprises de quelques mètres carrés que des foyers nécessitant un engagement massif de moyens. L'une de ces interventions a permis de sauver une habitation directement menacée par les flammes. « Sans notre action, en fait, la maison sur laquelle on était, elle aurait brûlé. On y met notre cœur quand on fait ça et on aime le faire, même si c'est catastrophique. » ajoute le Lieutenant.
L'intensité de la mission a également laissé des traces physiques et psychologiques. Les pompiers évoquent des journées extrêmement longues et un repos très limité.
« Je ne serais incapable de vous dire le nombre d'heures que j'ai dormies. Il aurait juste été intéressant de prendre les photos des gens quand ils sont arrivés, quand ils sont repartis pour voir les cernes qu'ils avaient sous les yeux. »
Après cette semaine de lutte contre les flammes, les pompiers ligériens soulignent l'importance de limiter la durée des engagements afin d'éviter l'épuisement des équipes, alors que le risque d'incendie reste très élevé dans de nombreuses régions françaises.
Brigitte Maestracci - Journaliste







