Ils ont dû pousser les murs : ce mercredi soir, la grande mosquée Mohammed VI de Saint-Étienne n’a jamais semblé aussi petite. Des centaines de fidèles, venus de la ville et des alentours, se sont pressés pour assister à la prière de l’Isha puis du Tarawih, marquant le début officiel du ramadan le lendemain. Des croyants à l’intérieur et à l’extérieur sur les tapis de prière. « Elle est assez importante parce que c’est la première soirée d’une longue lignée pendant tout le mois du ramadan », confie Yassine, un habitant de Saint-Étienne.
Pour Rachid, ce mois sacré est synonyme de transformation : « Ce mois-ci, il va changer beaucoup de choses pour nous, dans notre comportement, dans notre vie, avec la prière et le jeûne ». Boukhalfa, venu de Sorbiers, souligne l’importance du lieu : « Je viens régulièrement ici, c’est une très bonne mosquée, on a un très bon imam, donc je suis à l’aise ici, je suis chez moi en fait ». Pour Yassine, l’objectif est clair : « Je vais essayer de me rapprocher le plus possible de mon créateur, pour être une meilleure personne que j’étais la veille et pouvoir donner le plus possible à ceux qui ont besoin de moi ». Rachid, lui, résume l’enjeu de ce moi : « La première des choses à demander est le paradis, c’est d’être au paradis ».
Un appel à l’unité
Avant la prière de Tarawih, qui dure près d’une heure, l’imam Mohamed Modjho BAH a abordé la polémique autour de la date du début du ramadan. « Ce qui est dommage, c’est que dans le concept d’une même famille, dans la même vie, on aurait souhaité qu’il y ait cette harmonie. On n’en est pas encore arrivé là, nous espérons que ceux qui sont censés nous aider à y arriver travailleront pour y arriver, pour que nous puissions, au moins dans le même pays, jouer le même jour », a-t-il déclaré.
T.RIVIERE








