« On ne peut pas laisser faire ça en toute impunité. » Pour Yves Cellier, directeur interdépartemental de la police de la Loire, l’intervention était une nécessité, après le rassemblement sauvage de 300 véhicules à Villars, dans la nuit de samedi à dimanche. Quelques éléments dangereux ont interpelé le responsable de la police national : « Fusées d’artifice, engins pyrotechniques et dérapages de voitures au milieu d'une foule compacte »
Dès l’arrivée des forces de l’ordre, les tentatives de dialogue avec les organisateurs auraient échoué. « On a tenté de leur demander de cesser les troubles, mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu », explique-t-il. L’affrontement était inévitable et face aux tirs de mortiers et aux jets de projectiles, la réponse a été progressive, mais ferme : « Il n’y a pas d’autre choix que de riposter, proportionnellement, pour disperser la foule et remettre en sécurité tout le monde. » Un choix qui a suscité des critiques sur les réseaux sociaux, où certains évoquent une « répression violente » et parlent de simples « passionnés d’automobiles ». Yves Cellier balaye ces accusations : « La passion de l’automobile n’est pas une infraction, mais la liberté de réunion s’inscrit dans un cadre. Là, les risques étaient maximisés, ignorés, et c’est irresponsable. »
Résultat : une personne blessée, renversée par un véhicule, mais aucune interpellation. Une enquête est ouverte. « L’événement était soudain, le lieu méconnu, et le rapport de force n’était pas en notre faveur », justifie le directeur.
T.RIVIERE








