Ce qui s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi a bouleversé le premier conseil métropolitain de Saint-Étienne. L’ancienne présidente, maire divers droite de Saint-Paul-en-Cornillon, a finalement apporté son soutien à Régis Juanico, maire de gauche de Saint-Étienne, créant la surprise parmi ses propres soutiens. « Moi j’ai reçu un mail, comme tout le monde, nous disant qu’elle serait candidate et qu’elle voulait porter nos valeurs et je découvre ce matin que ce ne sera pas le cas », confie Lionel Boucher, conseiller métropolitain.
« Je suis sidéré »
Ce jeudi, à Geoffroy-Guichard, trois candidats s’affrontent : Régis Juanico, Corentin Jousserand (extrême droite) et Lionel Boucher, qui s’est présenté en dernière minute pour faire barrage aux votes l’extrême droite. Résultat sans surprise : Régis Juanico l’emporte avec 88 voix, contre 8 pour ses adversaires et 18 votes nuls. « Je suis sidéré de voir ce nouvel accord entre les républicains, le parti socialiste, avec les voix des communistes. Tout le monde est mélangé, tout le monde est d’accord. C’est absolument scandaleux et c’est un manque de respect pour les électeurs », dénonce Corentin Jousserand.
Sylvie Fayolle 2e vice présidente
L’accord conclu dans la nuit permet à Sylvie Fayolle d’être élue 2ᵉ vice-présidente, entourée de ses proches. « Il y a peut-être eu des déports de voix, dirons-nous. Il y a peut-être eu des choses un peu opportunistes. Moi, cette division, je ne pouvais pas imaginer que le conseil métropolitain ce matin soit agité », explique-t-elle. Christophe Faverjon, maire d’Unieux, devient 3ᵉ vice-président, premier élu de gauche derrière Juanico. Axel Dugua maire de Saint-Chamond, est le premier Vice-Président
« Travailler ensemble »
Pour le nouveau président, cette union est une nécessité : « La Métropole, c’est une gouvernance très particulière qui nécessite de pouvoir travailler ensemble, quelles que soient les étiquettes, quelles que soient les sensibilités politiques. Nous avons intégré l’ensemble des sensibilités, des territoires, des communes dans l’exécutif ». Parmi les premières mesures annoncées, une proposition a retenu l’attention : la possibilité de destituer l’exécutif en cas de manque grave.
T.RIVIERE







