Plus de 2 000 personnes se sont rassemblées samedi 31 octobre à Saint-Étienne, place Jean Jaurès, pour un nouveau rendez-vous de la mobilisation qui secoue la France depuis plusieurs semaines. Si on peut retenir une chose, la journée a été nettement plus apaisée que les deux samedis précédents, eux marqués par des tensions, du vandalisme et de nombreuses interpellations.
Des initiatives pacifistes
Maëlys, manifestante brandit son drapeau en tissu, fait maison. Il représente 3 fleurs sur fond bleu. elle est à l'initiative pour faire valoir ce symbole, contre l'autoritarisme, pour la diversité, l'inclusion et la liberté d'expression et de manifestation. Elle distribue des badges pour faire grossir le mouvement.
Un tracé modifié
Le parcours initialement prévu, de la place Jean Jaurès jusqu’à la gare du Clappier, avait été interdit. Le cortège a malgré tout pu s’élancer et défiler dans le centre-ville sans être empêché, les forces de l’ordre n’intervenant pas pour l’arrêter.
Un retour contrarié dans l’hyper-centre
Le seul véritable point de friction a concerné le retour vers l’hyper-centre vers la place Albert Thomas, que les manifestants n’ont pas pu effectuer librement. le cortège s'est donc frayé un chemin à travers la ville : colline des Pères, Gare du Clapier, boulevard urbain, boulevard Thiers. Peu après, une tentative de blocage de l’A72 a été signalée, sans que cela ne dégénère en affrontements majeurs.
Onze interpellations
Au final, onze personnes ont été interpellées au cours de la journée. Un bilan sensiblement inférieur à celui du samedi 24 octobre, qui avait fait état de 60 interpellations dans la Loire et 48 gardes à vue.
Après les manifestations des 17 et 24 octobre, ce rendez-vous du 31 marque donc une forme d’accalmie, même si la mobilisation, elle, ne faiblit pas : les participants étaient plus de 2 000, soit au moins le double des effectifs annoncés une semaine plus tôt place Jean Jaurès.
A. Celette









