Malgré un ciel dégagé, l'effervescence se fait attendre dans le centre-ville. Le constat est sans appel : les allées restent calmes et les visiteurs affichent un enthousiasme modéré. Emma, une habitante de la commune, illustre cette tendance. Bien qu’elle vienne chaque année, elle repart cette fois-ci les mains vides : « Je fais mon tour pour voir ce qu’il y a, j’achète ou j’achète pas », confie-t-elle. Comme elle, beaucoup de passants privilégient l'observation, jugeant parfois les collections trop classiques.
Une transition saisonnière indispensable
Pour les boutiques sédentaires, l’enjeu financier reste majeur. Jérôme Julbe, gérant de l'enseigne Elium, explique que cet événement « booste énormément le mois de mars ». En bradant ses fins de série, il espère doubler ses ventes habituelles tout en introduisant ses modèles estivaux. Ce besoin de libérer les rayons est partagé par Raquel, créatrice de prêt-à-porter fait main. Pour sa première participation, elle casse les prix jusqu’à 70 % sur ses pulls et vêtements à manches longues. Son objectif est clair : déstocker pour gagner de l'espace et lancer de nouvelles créations.
Cap sur l'affluence du samedi
L'optimisme demeure malgré cette entame délicate. Les exposants ont désormais les yeux rivés sur la journée de demain, espérant qu’une foule plus dense profitera de son temps libre pour déferler entre les étals. La réussite de cette édition se jouera ainsi dans la dernière ligne droite, avant la clôture prévue samedi soir.
J.MATHIEU








