Avec Ringo et Twinkie, deux des quatre chevaux sélectionnés pour leur calme, les agents patrouillent depuis ce 7 juillet. Une initiative inédite pour une police de proximité, mise en place par l'agent Alicia Moriceau. Un double objectif en tête : visibilité et lien social. Axel Dugua, maire de Saint-Chamond, salue cette initiative : « Ça rapproche la police municipale des habitants. Les gens les interpellent, il y a un véritable échange. » Alicia Moriceau confirme : « Les habitants nous arrêtent dans la rue : "Est-ce que je peux prendre des photos ? Est-ce que je peux les caresser ?" Et ils en profitent pour nous parler des problèmes de la ville, comme la signalisation. On peut faire remonter ces informations. » Des interactions impossibles en voiture. La hauteur est un autre argument selon la policière : "On voit plus loin, plus large quand on est nombreux. On peut aussi surveiller au-dessus des clôtures des maisons si les propriétaires nous le demandent, notamment pour prévenir les cambriolages."
Des cavalières et des chevaux adaptés
Les trois cavalières patrouillent deux par deux, avec des chevaux loués 70 euros par jour à la Cavalerie du Pilat. Sélectionnés pour leur zénitude, ces animaux supportent sans broncher le trafic, les bus et les feux rouges. Pour monter, un niveau minimum galop 5 est requis, afin d’être prêt à toute intervention : « Si on constate un vol en flagrant délit juste à côté de nous, on peut poursuivre le voleur, il est interpellé sans problème. Mais il faut rester calme pour que tout se passe bien. En revanche, pour l’emmener au poste, il faut appeler une voiture », précise Alicia Moriceau.
Une expérimentation encadrée
Les patrouilles, prévues les 7, 9, 15, 21 et 24 juillet, ainsi que les 4, 11, 12 et 18 août, durent 3 heures par cheval, entre 9 h et 18 h, pour préserver le bien-être animal. Cette expérimentation, coûte 1 200 euros pour les neuf journées. Ce projet, né d’une promesse électorale et d’une proposition des agents, pourrait s’étendre si l’essai est concluant. « Si ça fonctionne bien, l’objectif est de le développer l’année prochaine, peut-être de juin à septembre », conclut Axel Dugua.
T.RIVIERE







