« Pourquoi handicapé, pas handicapé ? Moi je préfère différence, et on vit tous avec nos différences. » Martine Cizeron, présidente de l’association Vivre la Vie, résume bien l’esprit de la marche-course de l’égalité à Saint-Étienne. Ce dimanche, 1 000 personnes ont foulé les allées du parc des Sports de Méons, choisissant de marcher ou courir sur une boucle de 2 km, pour célébrer l’inclusion.
« C’est un grand événement, avec toutes les personnes présentes. Je pense que c’est important d’être présentes tous ensemble, sans regarder quelles sont les différences des uns et des autres, » confie Gwendoline, membre de l’association 1+Un, en situation de handicap. « Nous, on marche avec une personne valide, qui nous accompagne c'est le but de notre association, » précise-t-elle.
Pour Lucie Berger, monitrice-éducatrice de personne en situation de handicape, cette journée est aussi l’occasion de montrer que « ces jeunes en structure ont aussi envie d’être au milieu de la société. » Une volonté partagée par Lucie Valla, animatrice au centre social de Vivaraize : « C’est important pour les enfants de participer à ce genre de marche, pour apprendre l’égalité des droits, des sexes… »
Courir ou marcher
« On marche, on marche, mais deux tours ! Donc quatre kilomètres ! » s’exclame Martine Cizeron enthousiaste, profitant du soleil pour prolonger l’effort. « L’idée, c’est d’être ensemble, de partager ce moment, et de se retrouver à la fin, » ajoute Anne-Sophie Laroche, directrice de l’Afpa Loire-Haute-Loire, qui prévoit un panneau collectif pour exprimer ce que représente l’égalité pour chacun.
T.RIVIERE








