Dans la salle, on n'entend que le "clic-clic" des ciseaux et le souffle des séchoirs. La tension est maximale. Les apprentis s'attaquent à la coupe-brushing. Pour ces 21 talents, chaque geste doit être parfait. « J'ai un pic qui est un peu tombé, mais ça va », positive Maloé, élève en première année CAP coiffure. Pour d'autres, le stress prend le dessus : « J'ai complètement loupé l'arrière de la coupe », souffle Carla, déçue. Ici, une mèche trop courte ou un cheveu mal lissé, c'est l'élimination.
Le prix de la précision
Pour réussir, le secret est simple : le travail. Tous les lundis soirs, les jeunes s'entraînent sans relâche sur les chignons et les coupes. « Il faut répéter les gestes sans cesse », explique leur enseignante Françoise Provenzano. Sous l’œil des jurés, rien ne passe. Ils vérifient tout : la propreté du plan de travail et la netteté de la coupe. « On préfère que ce soit propre plutôt que trop compliqué », rappelle Dimitri Vial membre du jury et meilleur ouvrier de France Coiffure 2015.
À la fin de la matinée, le verdict tombe. Pour continuer l'aventure et viser la finale nationale à Arras en juin, il faut obtenir au moins 14/20. Prochaine étape pour les meilleurs : le chignon sur modèle vivant.
J.MATHIEU








