Un mouvement dans deux établissements médico-sociaux
Un préavis de grève a été déposé jusqu’au 24 avril par les syndicats CGT, CNT et SUD. Il concerne les enseignants intervenant dans deux structures accompagnant des élèves en situation de handicap :
le DITEP (Dispositif Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique) Fernand Deligny
le DIME (Dispositif Institut Médico-Éducatif) Parc Revollier
Gérés par les PEP Loire Dômes Allier, ces établissements accueillent des enfants et adolescents dont la scolarisation nécessite un accompagnement renforcé, à la fois pédagogique, éducatif et thérapeutique.
Des enseignants qui dénoncent une organisation fragilisée
À l’origine du mouvement, un malaise exprimé par une partie des enseignants. Ils évoquent une organisation du travail devenue instable, des changements décidés sans concertation et une réduction du travail en binôme avec les éducateurs.
Sur le terrain, certains témoignages font état d’effectifs élevés et de difficultés à assurer un suivi individualisé :
“On peut avoir jusqu’à 10 à 13 élèves tout seul”, explique Julien Zerbone, enseignant du DIME Parc Revollier.
Selon les enseignants mobilisés, ces évolutions compliquent leur mission et pourraient fragiliser l’accompagnement des élèves.
Un enjeu central : des élèves en situation de handicap
Les établissements concernés accueillent des jeunes présentant des troubles du comportement ou des difficultés psychologiques importantes.
Leur prise en charge repose sur un travail coordonné entre enseignants, éducateurs et professionnels de santé. Les enseignants en grève estiment que certaines réorganisations rendent cette coordination plus difficile et affectent la stabilité nécessaire aux élèves.
Les PEP défendent des ajustements nécessaires
Du côté de l’association PEP Loire Dômes Allier, la direction indique avoir répondu aux revendications dans un courrier adressé le 19 mars.
Elle affirme que les évolutions engagées visent à mieux structurer l’organisation et à se conformer au cadre fixé avec l’Éducation nationale.
L’association met notamment en avant un renforcement du temps d’enseignement “en face à face” avec les élèves.
Elle souligne également des contraintes de moyens. Certaines demandes, comme une présence accrue dans des dispositifs externalisés, doivent selon elle être arbitrées en fonction des besoins de l’ensemble des jeunes accompagnés.
Un dialogue encadré par les syndicats
Autre point mis en avant par la direction : le cadre du dialogue social. Les PEP Loire Dômes Allier rappellent que les négociations doivent passer par les représentants syndicaux de l’association.
À ce stade, elles indiquent ne pas avoir été saisies officiellement par ce biais pour ouvrir des discussions formelles.
Un mouvement appelé à durer
Les enseignants mobilisés espèrent que cette grève permettra de relancer le dialogue et d’obtenir des garanties sur leurs conditions de travail et l’organisation des établissements.
Le préavis court jusqu’au 24 avril. D’ici là, l’évolution du mouvement dépendra de la capacité des différentes parties à engager des échanges.
AC








