L’émotion était palpable ce mercredi matin devant l’Hôtel de Police de Saint-Étienne. Dix ans après leur première grande traversée vers Toulouse, les membres de l’association La Petite Traversée pour Maé ont repris la route pour un nouveau défi hors norme : 580 kilomètres en relais pédestre jusqu’à la Ville rose, avec une arrivée prévue samedi 16 mai.
Autour de Maé, de sa famille, des adhérents et de nombreux policiers mobilisés, partenaires et soutiens étaient réunis pour donner le départ de cette aventure sportive et solidaire destinée à soutenir la recherche sur le syndrome de Prader-Willi. Un premier moment fort a marqué cette matinée : la remise officielle d’un premier chèque de 5 500 euros par l’Ordre international des Anysetiers, fidèle soutien de l’association depuis ses débuts.
“Dix ans après, on remet ça”
Pour Nicolas Balley, président de l’association et père de Maé, ce départ a une saveur particulière.
« Forcément beaucoup d’émotion. Il y a dix ans, c’était le début de notre périple. À l’issue de cet événement, on a créé l’association. Dix ans après, on remet ça. Avec quelques cheveux blancs en plus, mais toujours la même volonté d’aider la recherche et d’accompagner les enfants concernés par le syndrome. »
Depuis plus de six mois, l’équipe prépare cette nouvelle traversée, multipliant les événements et sollicitant partenaires et soutiens.
L’objectif : récolter un maximum de fonds pour financer la recherche scientifique.
Un premier coup de pouce important a été remis ce matin avec un chèque de 5 500 euros offert par l’Ordre international des Anysetiers.
La police nationale pleinement mobilisée
Le départ a été donné par M. Cellier, directeur interdépartemental de la police nationale, qui a salué l’engagement des équipes mobilisées.
« C’est un symbole de solidarité, de cohésion et d’engagement. Ce sont des valeurs portées au quotidien par les policiers. Aujourd’hui, elles prennent tout leur sens au service d’une cause qui nous dépasse. »
Plusieurs policiers ligériens participeront au relais jusqu’à Toulouse.
Une implication qui touche particulièrement la famille Balley, accompagnée depuis des années par cet élan collectif.
Maé, calme avant le grand départ
À quelques minutes du coup d’envoi, Maé affichait un sourire discret, installé près de sa joëlette.
Interrogé sur son état d’esprit, le jeune garçon s’est montré fidèle à lui-même, tout en simplicité : il se dit « bien », « content » et prêt à prendre le départ avec ses “copains policiers”.
Il a même déjà choisi certains porteurs pour les premiers kilomètres.
Un instant tendre et sincère qui a ému les nombreux participants présents ce matin.
580 kilomètres pour faire avancer la recherche
Le parcours reliera Saint-Étienne à Toulouse, avant une arrivée symbolique le long du Canal du Midi, où un nouveau chèque sera remis au profit de la recherche sur le syndrome de Prader-Willi.
Cette maladie génétique rare provoque notamment une hypotonie sévère à la naissance, des troubles alimentaires, des difficultés d’apprentissage et une hyperphagie pouvant entraîner une obésité grave.
À ce jour, aucun traitement curatif n’existe, même si plusieurs protocoles expérimentaux offrent de l’espoir, notamment à Toulouse, où Maé a bénéficié d’un essai clinique mené par le professeur Maithé Tauber.
Au-delà de la collecte, cette traversée poursuit aussi un autre objectif : faire connaître cette maladie rare au grand public.
Et dix ans après la première aventure, l’élan de solidarité semble plus fort que jamais.
AC









