Le vert avait envahi le cœur de Saint-Étienne ce samedi. De la place Jean-Jaurès à la place de l’Hôtel de Ville, en passant par Dorian et Chavanelle, la ville s’est transformée en terrain de fête populaire pour célébrer les 50 ans de l’épopée de 1976.
Un rendez-vous symbolique à quelques heures du dernier match à domicile de la saison, une rencontre capitale pour l’ASSE face à Amiens.
Pour le maire de Saint-Étienne, Régis Juanico, l’objectif est clair : faire vivre l’esprit stéphanois bien au-delà du terrain.
« Il y a le cinquantenaire aujourd’hui, mais aussi ce dernier match décisif à Geoffroy-Guichard. C’est ce qu’on souhaite faire à Saint-Étienne : une grande animation populaire. C’est familial, ça redonne le sourire aux Stéphanoises et aux Stéphanois. On souhaite faire de ce type de fête un événement mensuel. »
Au milieu des animations musicales et des familles venues profiter des installations, la mémoire des Verts reste profondément ancrée.
André, supporter stéphanois depuis 1968, savoure ce moment :
« J’ai le cœur vert depuis mon adolescence. C’est un élément qui m’ancre dans cette ville. C’est très important de perpétuer cette mémoire. »
Il souligne aussi un fait marquant :
« J’ai été surpris de voir que le président de la République, Emmanuel Macron, a adressé un message aux Verts. C’est exceptionnel dans le sport français. »
Pour beaucoup, ces festivités dépassent largement le cadre footballistique. Elles racontent une identité collective.
« C’est une super idée. Ça dynamise le centre-ville et ça permet de transmettre cette histoire aux plus jeunes. Quand on est Stéphanois, on transmet ça naturellement. » explique Maxime venu de Sorbiers avec ses enfants.
Même constat pour Éric, venu spécialement de Biscarrosse avec sa famille :
« Ça se transmet de génération en génération. Ma fille de 23 ans est fan des Verts parce qu’on lui a transmis cette passion. »
Dans les rues, les maillots verts se mêlaient aux souvenirs d’une époque que certains n’ont pourtant jamais connue.
Florian, supporter stéphanois venu de Lyon, résume l’atmosphère :
« Cette ville respire le football. Aujourd’hui, on le ressent partout. C'est ce qui la fait vivre. »
Patrick, Stéphanois, voit dans cette célébration un message d’avenir :
« Garder la mémoire de cette belle épopée, c’est aussi rappeler ce que l’ASSE peut redevenir. Cette histoire doit inspirer les générations actuelles. »
Cinquante ans après Glasgow et les poteaux carrés, l’épopée continue de faire battre le cœur de tout un peuple.
Et à quelques heures d’un match crucial dans le Chaudron, Saint-Étienne espère plus que jamais écrire une nouvelle page de son histoire.
AC









