« C'est incompréhensible, je n'ai pas les mots. » La phrase de Loïc Devis, ex-représentant des salariés de Novasco du Marais, résume l’amertume des 19 employés stéphanois. Après plus d’un mois d’attente depuis la fermeture du site, le 17 décembre 2025, le groupe familial Le Goff a annoncé, ce mardi, l’abandon de la reprise. En cause : l’AGS (le régime de garantie des salariés), qui exige le remboursement d’un million d’euros de primes de licenciement. Après la liquidation de Novasco, 19 des 37 salariés devaient être réembauchés après leur licenciement.
« On n'a pas les mots pour comprendre, parce que je ne sais pas ce que l’AGS va y gagner dans cette histoire, » confie Loïc Devis, avant d’ajouter : « Ils doivent sûrement vouloir faire jurisprudence pour que les repreneurs se proposent après une liquidation judiciaire. » Il a également une pensée pour : « ceux qui ont été licenciés le 31 décembre et n’avaient déjà plus d’espoir. »
Le processus, entamé après la liquidation et la fermeture du 17 décembre, a traîné en longueur. « On nous a promis une réponse le 5 janvier, puis le 12, puis le 19… On sentait que ça n’allait pas dans le bon sens, » souligne Loïc Devis, qui reconnaît malgré tout les efforts du groupe Le Goff. « Je n’ai rien contre M. Le Goff, au contraire. Mais l’AGS, c’est l’État, et je ne comprends pas. »
T.RIVIERE








